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Du 1er janvier 2017 au 1er janvier 2018

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2015

Iconographie, l'œuvre comme collection d'images

Œuvres des collections du Centre des livres d'artistes, du FRAC et de l'Artothèque du Limousin.

Du 20 novembre 2015 au 5 mars 2016

 

L'exposition de l'automne-hiver 2015-2016 est une collaboration entre le FRAC-Artothèque du Limousin et le Centre des livres d'artistes (cdla) autour du thème de l'œuvre comme collection d'images.


Jean-Daniel Berclaz, Christian Boltanski, Philippe Clerc, Claude Closky, Gabriele Di Matteo, documentation céline duval, Ernest T., Hans-Peter Feldmann, herman de vries,Ewerdt Hilgemann, Hippolyte Hentgen, Bernard Lassus, Sol LeWitt, Richard Long, Lilly Lulay, Gilles Mahé, Christian Marclay, Roberto Martinez, Annette Messager, Jonathan Monk, Maurizio Nannucci, Deimantas Narkevicius, Dennis Oppenheim, Pierre Paulin, Gilles Picouet, Joan Rabascall, Ramon, Pierre-Lin Renié, Jean-Jacques Rullier, Matthieu Saladin, Nicolas Simarik, Eric Tabuchi, Taroop & Glabel, Dorothée Selz, Marijke Van Warmerdam, Robin Waart, Eric Watier, Alun Williams, Luuk Wilmering.

 

Cette exposition explore le très vaste thème de l'iconographie en privilégiant, aux Coopérateurs, l'œuvre comme collection d'images trouvées. Cette préoccupation n'est pas nouvelle dans l'art, mais elle a pris un souffle très important au XXème siècle.

 

Le développement de 1925 à 1929 de l'Atlas Mnémosyne par l'historien d'art Aby Warburg est considéré comme une nouvelle méthode de recherche et d'analyse en histoire de l'art à partir du montage d'images sans aucun commentaire.(1) Lorsqu'il passe à l'Ouest en 1961, Gerhard Richter débute l'Atlas, une collection d'images photographiques d'abord familiales, puis publicitaires ou d'actualité, qui seront les sources de ses peintures hyperréalistes. Rappelons que le couple de photographes allemands Bernd & Hilla Becher commence sa collection photographique de typologies d'architectures industrielles à partir de 1958, et que le travail de Christian Boltanski, notamment basé sur l'archéologie de sa mémoire d'enfant, puis des albums de photos de famille, de classe, débute à la fin des années soixante.

 

En confrontant des collections d'images choisies et présentées par des artistes d'une même génération, l'exposition suggère différentes hypothèses d'interprétation en lien avec les techniques employées.
Ainsi, la présence de plusieurs œuvres de Joan Rabascall (né en 1935) précise son acuité dans l'analyse des mass-média et l'envergure de sa recherche sur le statut de l'œuvre d'art. Une sérigraphie de Ramon (né en 1931) témoigne de son goût pour le cinéma d'avant-garde russe.
Une vaste salle est consacrée à Hans-Peter Feldmann (né en 1941). Depuis les années soixante, l'artiste s'attache à la collection d'images de toute nature pour « essayer de classer les rêves en catégories ». La présence d'Ernest T. (né pendant la seconde guerre mondiale) et de ses alter-ego Taroop & Glabel montre également que l'observation du milieu de l'art peut être une source d'inspiration. Le dialogue entre Feldmann et Ernest T. s'intensifie dans l'exposition. Il a débuté en 2001 par le catalogue d'exposition « Jean-Pierre Magazine » et trouve ici, dans les liens entre les œuvres, de singuliers rebondissements.
La collection complète des magazines « Gratuits » édités par Gilles Mahé (1943-1999) entre 1979 et 1994 est intégralement présentée. En plus de poser de façon explicite la question de la diffusion, elle montre également la prédilection qu'avait l'artiste pour les réalisations collectives, son sens de la négociation et du dialogue.


Une très belle série de dessins aux crayons de couleurs, « Le bonheur illustré », réalisée par Annette Messager (née en 1943) côtoie plusieurs œuvres de Dorothée Selz (née en 1946) qui s'appuient sur des images préexistantes « augmentées » par des rehauts de matière colorée.

La génération suivante, née à la fin des années 1950, a parfois été influencée par les pratiques de ces artistes. Ainsi, on sait que Jean-Jacques Rullier (né en 1962) a suivi l'enseignement de Boltanski qui lui a transmis son goût pour les livres. Le parcours de Claude Closky (né en 1963) est également très prolifique et semble pousser la question de l'œuvre (et son contraire, le désœuvrement) jusqu'aux limites de l'absurde.

 

La présence d'une troisième génération est esquissée dans l'exposition par la présence d'œuvres de documentation céline duval et d'Hippolyte Hentgen. La jeune normande (née en 1977) a choisi un nom d'artiste qui la positionne dans un domaine précis, celui de la documentation (et donc de l'iconographie). Les deux petits dessins aux crayons de couleurs faits à quatre mains par le duo Hippolyte Hentgen (nées en 1977 et 1980) aborde le thème de la collection d'images sous l'angle de l'intérieur bourgeois du collectionneur qui, aux yeux des deux jeunes artistes délurées, a l'air d'un monstre extra-terrestre tout à fait improbable.

Cette exposition sur le thème de l'œuvre comme collection d'images présente trois générations successives d'artistes européens, et permet de mettre en perspective les moyens utilisés par les artistes pour donner forme à leurs œuvres avec les techniques de reproduction et de diffusion des images.

 

Yannick Miloux, octobre 2015

 

Ernest T., Œuvre graphique (complète), 2003
Coffret contenant 15 livrets titrés de dessins dans une boîte en plexiglas
Collection FRAC Limousin / © Ernest T

Fantômes dans la machine

Œuvres des collections du FRAC et de l’Artothèque du Limousin

Du 26 juin au 31 octobre 2015

 

L'exposition estivale « Fantômes dans la machine » reprend en l'actualisant un thème développé en 2012 au New Museum de New York : les relations entre humains, machines et art.


Il s'agit de présenter des ensembles exceptionnels d'œuvres d'artistes considérés comme « historiques », tels Thomas Bayrle et Konrad Klapheck, par exemple, mais également de montrer les œuvres très variées de plus de trente artistes internationaux confirmés, d'autres plus jeunes, complétées par des projections de films et vidéos, précisément choisies dans les collections du FRAC et de l'Artothèque du Limousin.

 

Avec les œuvres de : Thomas Bayrle, Grégoire Bergeret, Madeleine Berkhemer, Benoît Broisat, Laurent Chambert, Valère Costes, Fabrice Cotinat, Julien Crépieux, François Curlet, Gabriele Di Matteo, Vincent Fortemps, Michel François, Rolf Julius, Konrad Klapheck, Bertrand Lamarche, Rainier Lericolais, Didier Marcel, Christian Marclay, Richard Monnier, Miguel Palma, Pierre Paulin, Chloé Piot, Steven Pippin, Laurent Proux, Joan Rabascall, Delphine Reist, David Renaud, Véronique Rizzo, Jean Sabrier, Roman Signer, Laurent Terras, Blair Thurman, Guillaume Viaud, Kelley Walker.

 

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Gabriele Di Matteo, La vie illustrée de Marcel Duchamp, avec 12 dessins d'André Raffray, 1993 – 2001 (détail)
Reproduction photomécanique retouchée à l’huile, 183 x 147 cm
Collection FRAC Limousin © Droits réservés

2014

Mécaniques du dessin

Une exposition à partir des collections du Frac et de l’Artothèque du Limousin

Du 21 novembre 2014 au 7 février 2015

 

Œuvres de : François Bouillon, Lucia Bru, Patrick Caulfield, Stéphanie Cherpin, Jean Clareboudt, Fabrice Cotinat, Alain Doret, Georg Ettl, Piero Gilardi, Marco Godinho, Olivier Gourvil, Jane Harris, Hippolyte Hentgen, Henri Jacobs, Jean-Philippe Lemée / Gilles Mahé, Sol LeWitt, Charles Mason, Bernard Moninot, Richard Monnier, Olivier Nottelet, Guillaume Pinard, Laurent Proux, André Raffray, Loïc Raguénès, Hugues Reip, Bruno Rousselot, David Scher, Alain Séchas, Vladimir Skoda, Laurent Terras, Elmar Trenkwalder, Arnaud Vasseux.

 

On assiste depuis environ une décennie à un véritable engouement en faveur du dessin. Salons et foires spécialisées se multiplient et, à côté de ce qu'on pourrait n'envisager que comme une recrudescence liée au marché de l'art, les revues spécialisées dans le domaine du dessin fleurissent : Roven, The Drawer, etc..., faisant du domaine des arts graphiques un champ d'investigation particulièrement riche. Pour s'en convaincre, il suffit d'énoncer la liste des thèmes développés par Roven depuis sa création en 2009 : la ligne, le dessin collectif, dessin et architecture, cartographie, tentation érotique (dessin et photographie), machines à dessiner, dessin et écriture, dessin et politique, carnet de recherches, dessin et performance.

 

Dans la collection d'œuvres graphiques de l'Artothèque du Limousin, et aussi dans une moindre mesure au sein de la collection du Frac, le dessin est très présent sous des formes très diverses.
Cette exposition, intitulée « Mécaniques du dessin », s'appuie sur une exploration en profondeur des deux collections pour échafauder une présentation permettant de mettre en relief certains axes d'appréciation. Dessins délégués, mécanisés, à quatre mains, de sculpteurs, proches de reproductions, pluri-stylistiques, de peintres... sont quelques-uns des thèmes abordés dans cette exposition qui prend la forme d'une sorte de pinacothèque temporaire.

 

La collection du Frac Limousin repose notamment sur des ensembles monographiques d'artistes importants. Parmi ceux-ci, certains pratiquent le dessin de manière systématique et on peut avancer que le dessin nourrit l'ensemble de leur démarche. Que l'on pense à Alain Séchas, par exemple, ou encore à Georg Ettl, Hugues Reip, ou encore Guillaume Pinard.
Les quatre premières salles de la galerie des Coopérateurs montrent des ensembles d'œuvres de ces artistes qui établissent des conversations plutôt humoristiques sur des sujets précis. Le dessin ne se limite pas seulement au papier, mais peut prendre des formes sculpturales, dans l'espace lui-même, ou encore lumineuses et temporelles. L'utilisation de techniques artisanales (papiers découpés) ou industrielles (sérigraphie, laque automobile, film d'animation, néon) voire de technologies plus récentes (dessins et animations numériques) montre, s'il le fallait, que les artistes font usage de tous les outils disponibles pour doter leurs œuvres de formes très convaincantes.

 

Dans les salles suivantes est présentée une œuvre qui documente l'activité mise en œuvre entre 1994 et 1997 par deux artistes, Gilles Mahé et Jean-Philippe Lemée, une école de dessin par correspondance. A travers documents divers (affiches, tracts, correspondances...), la boîte NCDGQAD (pour « Nous Cherchons Des Gens Qui Aiment Dessiner ») met en lumière l'enseignement et la transmission du dessin à travers sujets, notations, corrections, et sélection.
Dans la même salle, des papiers de grand format (240 x 160 cm) montrent des dessins d'artistes et d'architectes agrandis mécaniquement (il s'agit d'impressions numériques sur papier dos bleu), amplifiés et surlignés par une petite machine conçue par Fabrice Cotinat, « Confusion ».
En contrepoint, un dessin réalisé à quatre mains par un duo de jeunes artistes, Hippolyte Hentgen, rejoue avec préméditation et non sans paradoxe, la technique surréaliste du « cadavre exquis » pour une représentation de la géométrie plutôt amusante.

Ensuite, une grande salle blanche accueille des dessins de sculpteurs. Présentés en grappes, du sol au plafond, jusqu'à rappeler l'accrochage qu'on pratiquait dans les musées jusqu'au XlXème siècle, cet ensemble de dessins faits par des sculpteurs, artistes qui travaillent habituellement en trois dimensions, offre un panorama ouvert en termes de générations et de techniques, de Jean Clareboudt à Vladimir Skoda, de Richard Monnier à Arnaud Vasseux, de Charles Mason à Elmar Trenkwalder, de Laurent Terras à Lucia Bru, de François Bouillon à Stéphanie Cherpin.

 

Plus loin, des œuvres récentes de Bernard Moninot et d'Olivier Nottelet spéculent sur l'espace, l'un par superposition d'écrans de soie qui nuancent les effets de profondeur, l'autre par le contraste noir et blanc de l'encre de Chine sur papier poussé au maximum.
De part et d'autre de la porte d'accès à la petite salle, deux dessins à l'encre et aux crayons de couleurs de Piero Gilardi montrent des vues rapprochées de paysages, à l'image des « tapis-nature » qui l'ont fait connaître, à savoir des reliefs minutieusement taillés dans la mousse et entièrement recouverts de couleurs vives, ersatz totalement artificiels de fragments de nature à l'échelle 1/1.

 

La petite salle jaune orangée est consacrée à la présentation de dessins d'André Raffray : le fameux « paysage recommencé » d'après Picabia où l'artiste a retrouvé en 2006 le point de vue du maître (à 50 cm près) sur la Sédelle, près de Crozant, et en propose une vision en diptyque (copie aux crayons de couleurs à l'échelle 1/1 du tableau « hyper fauve » de 1909 à gauche, et version photo-réaliste aux crayons de couleurs au même format à droite) ; « Le peintre assassiné », gouache de la série télé culte « Les Brigades du Tigre » ; le « Haussmann perdu et retrouvé par André Raffray », ultime œuvre réalisée par Raffray pour le FRAC Limousin en 2009.

 

Plus loin, quatre dessins réalisés aux crayons de couleurs par Loïc Raguénès donnent un bon aperçu de son processus de création. A partir d'une banque d'images, l'artiste réalise patiemment des dessins monochromes et, plus rarement, polychromes, copies manuelles d'images tramées, déjà imprimées. Les résultats ne manquent pas de rappeler le pointillisme d'un Seurat et la pixellisation des images numériques actuelles, tout en restant la plupart du temps monochromes.
En vis-à-vis, « Rythme vital », une œuvre de Marco Godinho est constituée d'un faisceau de néons colorés qui dessinent les différents itinéraires parcourus entre la gare de Nancy et la galerie de l'artiste dans cette ville, et d'un ensemble de 21 dessins aux techniques variées qui sont autant de détails urbains aperçus lors de ses déambulations.
Trois dessins multidirectionnels particulièrement denses de l'américain David Scher montrent la saturation des signes et des informations dans la métropole contemporaine.

Enfin, la dernière salle accueille un vaste dessin mural d'Alain Doret, « Dessin mural n°4 ». Réalisé par des étudiants de l'ENSA selon un protocole très précis établi par l'artiste, ce dessin aux dimensions de la salle est une combinaison aérée d'un répertoire de formes (les « F3D ») aux traits plus ou moins épais qui n'est pas sans évoquer le flottement d'un économiseur d'écran. Cette surface visuellement mouvante sert de support pour des dessins de peintres accrochés en une ligne horizontale.


S'y présentent, à hauteur d'œil, des recherches graphiques d'Alain Doret, Jane Harris, Sol LeWitt, Olivier Gourvil, Bruno Rousselot et Henri Jacobs. Chaque dessin superpose des plans et/ou des enchevêtrements de motifs pour suggérer une spatialité à l'intérieur du format de la feuille de papier.

 

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Alain Doret, Dessin Mural n°4, 2002. Détail du dessin à reproduire sur les murs.
Courtesy Frac Limousin, © Alain Doret

Boris Achour, Pilar Albarracin, Joël Bartoloméo, Vanessa Beecroft, Stéphane Bérard, Christian Boltanski, Édouard Boyer, Sophie Calle, Maurizio Cattelan, Claude Closky, François Curlet, Ernest T., Daniel Firman... — Persona – Autofigurations, doubles, masques et fictions autobiographiques

Du 28 juin au 31 octobre 2014

 

Commissariat : Natacha Pugnet

 

Dans l'exposition « Le Grand Tout » qui marqua l'an dernier les trente ans du FRAC Limousin, plusieurs autoportraits photographiques restent en mémoire. Ceux historiques de Michel Journiac et d'Urs Lüthi, habituellement associées à l'art corporel (ou « body art ») des années 70, et ceux plus récents d'Ugo Rondinone, autoportraits retouchés numériquement pour rendre toute identification de genre impossible. C'est précisément ce thème de l'autoportrait et de ses variations - mise en scène de soi, jeux de rôles, personnages, voire pseudonymes - dans la collection du FRAC Limousin qu'explore l'exposition « Persona ».

Nous avons confié cette enquête à Natacha Pugnet, docteur en sciences de l'art et auteur de nombreux textes sur ces questions. Dans des travaux antérieurs, elle s'est consacrée d'abord à l'effacement de la figure de l'artiste durant les années 70 puis à sa réapparition parfois outrancière depuis les années 90 (1). Ses recherches ont fait l'objet de nombreux articles et publications et elle a organisé plusieurs colloques à ce sujet (2).

 

Pour analyser en profondeur la collection du FRAC Limousin, elle s'est appuyée sur la définition polysémique du mot PERSONA :
Tiré du théâtre grec et romain, ce terme désigne à la fois le masque de l'acteur et, par extension, le rôle, le caractère, le personnage. Il donnera plus tard le mot personnalité.
PERSONA est également un célèbre film d'Ingmar Bergman, datant de 1966, qui traite de l'identité, du double et des masques sociaux.

Le cheminement de pensée de la commissaire s'est organisé selon trois axes de recherche - l'autoportrait, la pseudo-autobiographie et le nom propre associé à la signature détournée, avec les porosités que ces regroupements supposent - qui lui permettent de sonder la présence de l'artiste en tant qu'auteur, représentation de soi (jusqu'au pseudonyme ou à la marque) et incarnation de personnages.
L'autoportrait est un genre classique qui, depuis le mythe de Narcisse jusqu'à Nicolas Poussin, a donné des œuvres célèbres car souvent très évocatrices. A la suite de Rembrandt, certains pratiquent l'autofiguration de manière récurrente :
Urs Lüthi s'est régulièrement photographié vieillissant, le corps de Patrick Van Caeckenberg apparaît souvent dans ses œuvres comme matière première, Ugo Rondinone s'utilise comme modèle, Gilbert & George comme témoins de leur époque.
Allen Ruppersberg, jouant sur les paradoxes, multiplie la découpe de son profil et l'environne d'une série de 32 têtes de mannequins en béton moulé.
Chez Douglas Huebler, la pseudo-ressemblance et le hasard sont éprouvés par la photographie et le discours qui la légende.
Vibeke Tandberg s'autoreprésente par morphing sous les traits de ses amis.
Maurizio Catellan fait réaliser par la police cinquante portraits-robots d'après description par des amis ou relations. Ces autoportraits-robots seront ensuite transférés sur celluloïd.
Entre 2002 et 2010, à partir d'une photographie de lui-même âgé de trois ans, Edouard Boyer anticipe infographiquement son vieillissement, à rebours des diktats de l'apparence.
En 2010, toujours à partir de la même image envoyée par Internet en Chine, il fait réaliser à la main une série de 44 peintures. Elles sont trés similaires et cependant légèrement différentes. La figure de l'artiste devient une fiction, un leurre.

 

L'autofiction apparue dans les années 70, notamment en France dans les œuvres de Christian Boltanski, de Dorothée Selz et de Sophie Calle, fut souvent englobée sous le terme de « mythologies quotidiennes ». Chez l'Américain William Wegman, le passage de la mise en scène clownesque de lui-même à celle de son chien « Man Ray » le rendit célèbre. Claude Closky, Joachim Mogarra, Joël Bartoloméo, dont les œuvres émergèrent dans les années 90, appartiennent à cette même filiation qui pousse l'exploration de la vie quotidienne jusqu'à l'absurde. La pseudo-autobiographie ou biographie comme fiction, inventée de toutes pièces, a de beaux jours devant elle sur les réseaux sociaux.

 

Pour ce qui est du masque et de ses avatars, grotesque, autocaricature, déguisement, etc..., la catégorie apparaît à la fois très ancienne - depuis l'époque grecque et romaine, on l'a dit - et extrêmement ouverte.
Le faux visage qui coiffe la sculpture en forme de bouquet d'objets de Daniel Firman évoque les effets spéciaux du cinéma.
Cindy Sherman incarne à chaque prise de vue un nouveau personnage extrait de l'univers du cinéma, de la peinture d'histoire, de l'art moderne, de la publicité, des clichés touristiques, etc.

 

Entre pseudonyme et signature détournée, le jeu sur le nom propre est un contrepoint au thème de l'exposition.
Les trois plaques émaillées publicitaires de Richard Hamilton pour une exposition dans un bar à Cadaquès en 1975 (3) restent un sommet du genre, bientôt prolongées par le cendrier et la carafe d'eau en 1978 et 1979.
Les produits dérivés du collectif canadien General Idea caricaturent le devenir commercial de l'art et la culture du divertissement. Leur tableau Copyright (1987) n'est qu'une toile de jean customisée par un logotype, signe de protection du droit d'auteur.

Les « peintures nulles » d'Ernest T. sont des simulacres anti-expressifs qui rejouent, anonymement et à l'infini, la peinture puriste et radicale. Variations mathématiques d'un pseudonyme devenu logotype, ces tableaux montrent, s'il le fallait, que l'objet d'art est souvent seulement apprécié pour la célébrité de son auteur.
C'est également un jeu troublant qui s'exerce dans cette plaque émaillée publicitaire qui vante le nom d'un artiste, Curlet. Son design graphique reprend celui d'une ligne de supermarchés belges. Tiré à 10 exemplaires, il a permis de financer le premier catalogue de l'artiste.

Concluant l'essai qui accompagne cette exposition, Natacha Pugnet précise :
« Réinventer sa vie, modeler sa personnalité ou plus simplement manipuler son image évitent à l'artiste de se laisser réduire aux diverses projections dont il est l'objet, aujourd'hui encore. Perçu comme marginal, génie, opportuniste ou bien même comme escroc, sa condition se trouve ramenée à quelques clichés fantasmatiques dont il lui arrive, en retour, de jouer. »

 

Merci à Natacha Pugnet d'avoir exploré avec grande acuité ce qui fonde un des axes importants de notre collection.

 

Yannick Miloux

 

 

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llen Ruppersberg, Self Portrait and Sculpture (détail), 1985 - 1992
Exhibiion view of Persona, 27 june- 31 october 2014, FRAC Limousin, Limoges
Collection FRAC Limousin © A. Ruppersberg

Persona

Autofigurations, doubles, masques et fictions autobiographiques

Du 27 juin au 31 octobre 2014


Boris Achour, Pilar Albarracin, Joël Bartoloméo, Vanessa Beecroft, Stéphane Bérard, Christian Boltanski, Édouard Boyer, Sophie Calle, Maurizio Cattelan, Claude Closky, François Curlet, Ernest T., Daniel Firman, Maïder Fortuné, General Idea, Gilbert & George, Richard Hamilton, Douglas Huebler, Michel Journiac, Urs Lüthi, Joachim Mogarra, Steven Pippin, Ugo Rondinone, Allen Ruppersberg, Dorothée Selz, Cindy Sherman, Vibeke Tandberg, Taroop & Glabel, Patrick Van Caeckenbergh, Vedovamazzei, William Wegman.

 

Commissariat : Natacha Pugnet

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William Wegman..
Reading Two Books, 1971..
Photographie noir et blanc, 28,8 x 26,5 cm..
Collection Frac Limousin
© William Wegman

Stéphane Cherpin

Le paysage ouvre à heures fixes

Du 21 février au 7 juin 2014


Comme le souligne Valérie Da Costa dans le texte qu'elle lui consacre, Stéphanie Cherpin appartient à cette jeune génération d'artistes qui n'hésite pas à se positionner délibérément en sculpteurs. Née en 1979 à Paris où elle vit et travaille, formée à l'Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux, puis de Marseille, où elle a suivi l'enseignement d'Anita Molinero, la jeune artiste poursuit depuis 2006 une recherche sculpturale singulière.

A partir de matériaux ou d'objets ordinaires, issus d'une fabrication industrielle (évier, caravane, chaîne métallique, mousse d'isolation phonique, poutre en polystyrène, planche à repasser, pot de fleur, conduit de drainage, escalier en bois, store en PVC, oreiller, cravate, etc.) qu'elle récupère ou achète dans les zones périurbaines (commerciales, industrielles, artisanales), Stéphanie Cherpin travaille avec acharnement selon le principe de l'assemblage.

 

Avec les matériaux de son temps, l'artiste nous donne à voir sa propre interprétation du réel, un réel qui n'est ni mis en récit, ni magnifié, ni monumentalisé, ni métamorphosé, mais plutôt livré sous sa forme la plus brute, presque instinctive. Elle considère que la sculpture est un travail de déconstruction et de reconstruction des masses et des volumes, comme le résultat d'un combat qui porte en lui toutes les traces du processus créatif, la mémoire de l'élaboration de l'œuvre que le visiteur peut revisiter et parcourir à son gré. Il n'y a pas d'étapes intermédiaires, mais un engagement jusqu'au-boutiste qui conduit à une orchestration de gestes plus ou moins rapides, plus ou moins violents.

« Je cherche un épuisement de la forme pour arriver à quelque chose de juste » précise-t-elle.


Au moment de la recherche de matériaux et parfois pendant l'exécution de l'œuvre, les mouvements sont portés par la musique qui semble indissociable de la sculpture puisque les titres font référence à des paroles ou à des titres de chansons de groupes rock américains ou anglo-saxons (Nirvana, Sonic Youth, PJ Harvey, Tom Waits...), comme si la sculpture pouvait devenir un écho physique du son, de sa plastique et de sa malléabilité.

Pour cette exposition, l'artiste réalise de nouvelles sculptures en dialogue avec les salles voûtées de la galerie des Coopérateurs. Ces nouvelles œuvres sont mises en perspective par la présentation d'une quinzaine de sculptures déjà réalisées, dont deux font partie des collections du FRAC Limousin de puis 2008. Ainsi, même si l'ordre chronologique n'est pas respecté, il est permis de suivre et d'apprécier le parcours de l'artiste, son évolution, et la manière dont son vocabulaire tridimensionnel se met peu à peu en place.

 

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Stéphanie Cherpin, Sans Titre, 2006 (détail)
Collection FRAC Limousin

2013

Conversations visuelles

Dans le cadre des Pléiades - 30 ans des FRAC

Du 5 avril au 31 août 2013

 

Le FRAC Limousin a choisi l'artiste Anita Molinero comme commissaire de l'exposition à partir de la collection du FRAC. Dès 1995, mais surtout ces dix dernières années, le FRAC a pu réunir un vaste ensemble d'œuvres de cette artiste, lui consacrer une exposition rétrospective en 2002 et lui donner enfin la place qu'elle mérite dans le paysage artistique national et international. À cette invitation, l'artiste a répondu en invitant à son tour un jeune critique d'art, Paul Bernard.

Le choix des artistes et des œuvres s'établit donc selon un dialogue intergénérationnel, la confrontation de points de vue entre une artiste et un critique aux parcours différents, de manière à sonder cette collection trentenaire avec toute la vivacité qui s'impose.

La préparation de l'exposition des œuvres sélectionnées se conçoit comme une conversation filmée par un jeune réalisateur, José Eon, étudiant de la première promotion de l'Ecole de la Cité fondée par Luc Besson. Selon un montage vif et inventif, sont montrées toutes les étapes de conception, de doute, de négociations, qui conduisent aux choix des œuvres et à la réalisation de l'exposition anniversaire. Ce film en épisodes, entre fiction et documentaire, contient surprises et rebondissements. Il accompagne l'exposition anniversaire à Limoges, à la manière d'un making-of.

La version finale du film, y compris le dernier épisode (l'exposition commentée par les deux commissaires) sera présentée à Toulouse aux Abattoirs en septembre 2013.

 

Cet anniversaire est également l'occasion de déployer la collection par des expositions temporaires ou des dépôts dans les musées et d'inscrire le travail prospectif du FRAC dans le continuum des collections publiques en région. Le Musée Dubouché, le Musée des Beaux-Arts de Limoges et le Musée Labenche seront partenaires de cet événement. Des projets sont en discussion avec les Musées de Rochechouart et de Guéret. 

 

Vernissage le 4 avril 2013

 

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John Currin, The Old Guy, 1994
Huile sur toile.
Collection FRAC Limousin
© Droits réservés

2012

Caverne cinéma

Du 23 novembre 2012 au 16 mars 2013

 

Œuvres vidéos de la collection du Frac Limousin : Armelle Aulestia, Véronique Boudier, Cécile Hartmann, Ariane Michel, Nicolas Provost, Véronique Rizzo, Mika Rottenberg / Marilyn Minter, Chen Yang.

 

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Cécile HARTMANN,
Player, 2007
Impression numérique / papier arche, 110x121cm..
Collection FRAC Limousin / ©DR.

Inouïe ! Une expo-concert pour harmonica et ensemble de percussions

À la mémoire de Rolf Julius (1939-2011)

Du 22 juin au 3 novembre 2012

 

On assiste, depuis quelques années, dans le champ de l'art contemporain, à une intensification des relations entre les domaines visuels et sonores. Beaucoup d'artistes combinent recherches plastiques et musicales, et le mélange des genres semble aujourd'hui devenu incontournable. La disponibilité d'outils numériques et l'environnement médiatique saturé n'y sont sans doute pas pour rien ; le rêve romantique du « gesamtkunstwerk » (oeuvre d'art total) et les correspondances entre les sens (l'ouïe et la vue) semblent aujourd'hui à portée de main (de clic ?).

 

L'exposition estivale du Frac Limousin propose de détailler, à partir d'un ensemble d'oeuvres de ses collections, les relations entre arts visuels et arts sonores selon trois catégories :

 

- des oeuvres muettes dont le contenu sonore est potentiel (Aubry, Bouillon, Closky, Gröting).

Ainsi, dans cette oeuvre ancienne de François Bouillon qui fait partie de la série nommée « instruments » (de 1975 à 1980), l'artiste s'intéressait « à la fonction supposée de l'objet plastique et aux énergies susceptibles de l'animer ».

Appareil d'orientation pour Asta Gröting, équivalences entre conduits sonores et dimensions des sculptures pour Michel Aubry, compilation muette de scènes filmées d'explosions pour Claude Closky, ces oeuvres déconstruisent nos habitudes visuelles et sonores et réajustent nos perceptions.

 

- des oeuvres sonores (Acosta, Julius, Pippin, Terras) dont les principes matériels sont à rapprocher des instruments de musique, qu'ils soient à vents, percussifs ou synthétiques.
On insistera sur la présence d'un ensemble remarquable de petites sculptures sonores de
Rolf Julius qui s'intéressa notamment à la surface des sons.
La sculpture en canon de Laurent Terras repose sur un rythme répétitif, et, comme la plainte
lancinante de la sculpture de Scoli Acosta, et celle obsédante du « Wow & Flutter » de Steven
Pippin sont dépendantes du visiteur car équipées de détecteurs de présence.


- des oeuvres bidimensionnelles, enfin, aussi bien dessins que photographies, qu'on peut
rapprocher des systèmes d'écriture sonore (les partitions offertes aux passants berlinois par
Christian Marclay, la méthode graphique « dodécaphonique » selon Benjamin Hochart), ou
évocatrices du silence (le grand dessin d'Andreas Dobler, la performance « neutralisante » de
Christoph Rütimann).

 

Dans cette sélection, Rolf Julius a une place à part car ses oeuvres peuvent être autant sculptures sonores (parfois muettes) que dessins ou photographies. Il révéla d'ailleurs le potentiel acoustique des galeries voûtées des Coopérateurs lors de sa rétrospective au printemps 2003.
Dans un entretien publié en 2001, il déclarait : « Je crée un espace musical avec mes images. Avec ma musique, je crée un espace imagé. Les images et la musique sont équivalentes. Elles rencontrent l'esprit du regardeur et de l'auditeur et dans son intérieur, il en résulte quelque chose de nouveau ».


L'exposition Inouïe est dédiée à sa mémoire. 

 

Yannick Miloux, avril 2012

 

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Christian Marclay, Graffiti Composition, 2002
Papier imprimé couleur
Extrait d’un ensemble de 150 images : 33 x 21,5 cm
Collection Frac Limousin
© droits réservés

2011

Narrative, critique, libre, ...

Évolution de la figuration des années 60 aux années 80

Du 18 novembre 2011 au 10 mars 2012

 

Une exploration des collections du Frac, de l'Artothèque du Limousin et du Faclim.

Artistes présentés : Aillaud, Appel, Bertholo, Blais, Boisrond, Caulfield, Childress, Combas, Di Rosa, Disler, Equipo Cronica, Erró, Fromanger, Garouste, Jacquet, Klasen, Kudo, les Malassis, Monory, Ramon, Rancillac, ...

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Martial Raysse
Le cheval ou la nuit de Noël, 1980
Acrylique sur panneau, 80 x 120 cm
Collection Frac Limousin
© Adagp, Paris / Photo : Guy Gendraud

Bethan Huws - films & readymades

Du 24 juin au 29 octobre 2011

 

L'exposition présentera l'intégrale des 5 films réalisés à ce jour par l'artiste galloise, ainsi qu'une exposition/dossier sur ses recherches pour un projet de film en Creuse.

Une série de readymades sera également présentée.

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Bethan Huws
The plant, 2003
Ready-made
Dimensions variables
Courtesy of the artist & ADAGP, Paris

Hors les murs
Franck Eon

Du 19 mars au 11 juin 2011

 

du mardi au samedi de 14h à 18h

Frac Limousin - impasse des Charentes - 87 100 Limoges -T 05 55 77 08 98

www.fraclimousin.fr

 

L'objectif de l'exposition  est de mettre en évidence la sinuosité et l'éclectisme de l'œuvre de Franck Eon à travers ses séries et ses variations. Seront présentés des tableaux, des peintures murales, des films, des collages, etc., dont le sujet est toujours lié à la production d'images.

 

2010

Electro Géo

Du 26 novembre 2010 au 5 mars 2011

du mardi au samedi de 14h à 18h

Frac Limousin - impasse des Charentes - 87 100 Limoges -T 05 55 77 08 98

www.fraclimousin.fr

 

Ce troisième volet d'une série d'expositions qui explorent l'évolution de l'abstraction présente des artistes familiers de l'univers de l'écran (télévision et ordinateur), héritiers de l'art optique des années 70, influencés par la musique (techno, électro...) et qui investiguent dans le quotidien pour y retrouver des traces d'abstraction.

Hors les murs
En résonance 7 / Kristina Depaulis

Du 1er juillet au 31 août 2010

Pays d'Ussel, dans les chapelles de : Saint-Fréjoux, Saint-Exupéry Les Roches, Busséjoux, La Tourette, et mairie de Saint-Fréjoux - département de la Corrèze 19000. Ouvert les mardi, jeudi et samedi, de 15h à 18h30.

 

Chaque été l'Association de Développement des cantons d'Ussel (ADCU) et le Frac Limousin propose de découvrir art contemporain et patrimoine par un parcours dans des chapelles où les œuvres choisies dans la collection du Frac Limousin s'accordent au contexte particulier d'un patrimoine consacré.

Néo Géo & Cie

Du 25 juin au 6 novembre 2010

 

Peintures abstraites d'une génération d'artistes née après-guerre active à partir des années 80 :

John M. Armleder, Richard Artschwager, Thomas Bayrle, Etienne Bossut, Ernest T., Georg Ettl, Sylvie Fleury, Bernard Frize, Shirley Jaffe, Sherrie Levine, Simon Linke, Richard Marti-Vives,  Olivier Mosset, François Rouan, Ed Ruscha, Blair Thurman, Niele Toroni, André Valensi, ...

Hors les murs
Scultpures de la collection du FRAC Limousin en partenariat avec le Lycée d’Arsonval, Brive

Du 26 avril au 6 juin 2010

Chapelle Saint Libéral, Brive - rue de Corrèze 19100 Brive T. 05 55 74 41 29. Ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h30, le dimanche de 15h à 18h30.

 

John M. Armleder, Etienne Bossut, Stéphanie Cherpin, Jean-Gabriel Coignet, Delphine Coindet, Daniel Dezeuze, Michel François, Toni Grand, Didier Marcel, Anita Molinero, Richard Monnier, Allen Ruppersberg, Jessica Stockholder.

Richard Fauguet — Ni vu ni connu

Du 12 mars au 12 juin 2010

Vernissage jeudi 11 mars 2010 à 18h

Lectures de l'exposition de 18h30 à 19h30 - entrée libre 

- le 1er avril 2010 :  par Yannick Miloux, directeur du Frac Limousin

- le 29 avril 2010 :  par Dominique Marchès, commissaire d'exposition

 

Richard Fauguet est un artiste familier du Frac Limousin qui collectionne ses œuvres depuis longtemps : une série de douze dessins intégra la collection dès 1998, puis des sculptures (« Karafator » en 1993, la célèbre « Partie de ping-pong » en 2000) et ces dernières années, des collages et œuvres sur papier. Certaines de ces œuvres ont déjà été présentées lors d'expositions thématiques (« Coupé-collé vol.2 » 2001) ou collectives (« Pièges de l'amour » 2005).

Ce printemps 2010, nous proposons une exposition individuelle et détaillée de l'artiste pour nous immerger dans son imaginaire « trans-métaphorique ».

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Richard Fauguet, Cif l'éclipse...Sans Titre, 1999. Collection Frac Limousin. Photo : galerie Art Concept, Paris © DR

Hors les murs
Fabrice Cotinat

Du 15 janvier au 27 février 2010

Centre culturel J.P. Fabrègue, 6 av. Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny 87500 St Yrieix La Perche T. 05 55 08 88 77 / 78 www.saint-yrieix.com/culture/

Ouvert du mardi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h, le samedi de 10h à 12h et de 14h à 17h30.

 

Fabrice Cotinat, "ingénieur"- acteur au sein du collectif d'artistes "La Galerie du Cartable", développe en solo des expériences où il n'a de cesse de donner à la technologie une tournure entropique, de la faire tourner à vide. "Confusion" est une oeuvre ancienne récemment restaurée, robot programmé pour redessiner des motifs avec une légère erreur. Machine à (re)produire des plans, des graphiques, des dessins,... une nouvelle sorte de "machine à peindre" pour reprendre le titre du livre de M. Fréchuret qui se situerait dans la lignée des Warhol, Tinguely, Pinot-Gallizio, et qui aurait croisé Panamarenko.

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Fabrice Cotinat, Homme stéréométrique, 1523-1528, d'après Albrecht Dürer, 2006. Collection Frac Limousin © F. Le Saux

2009

Modélisme

Du 19 novembre 2009 au 20 février 2010

Lectures de l'exposition de 18h30 à 19h30 - entrée libre 

- le jeudi 14 janvier 2010 :  par Kristina Depaulis et Mathias Le Royer, artistes

- le jeudi 18 février 2010 :  par Stephen Marsden, artiste

 

Thomas Bayrle / Jean-Marc Berguel / Sylvain Bourget / Chris Burden / Laurent Chambert / Delphine Coindet / Jordi Colomer / Kristina Depaulis / Georg Ettl / Peter Hutchinson / Mathias Le Royer / Andrew Lewis / Didier Marcel / Stephen Marsden / Norton Maza / Juan Muñoz / Miguel Palma / Joan Rabascall / Thomas Schütte / Tatiana Trouvé / James Turrell / Jean-Pierre Uhlen

 

L'exposition Modélisme présente un ensemble d'oeuvres-maquettes (complétées de collages et de dessins) issu pour la plupart de la collection du Frac Limousin.

Notre intention est d'éclairer, en réduction, l'évolution de la sculpture des trente dernières années à travers la présentation d'œuvres importantes de plusieurs générations d'artistes.

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Kristina Depaulis, Mets-ta mémoire / maquette, 2003
Collection Frac Limousin © A. Gatet

Week-end portes ouvertes au Frac Limousin

Les 17 et 18 octobre 2009

Samedi et dimanche 15h Visite guidée gratuite

16h30 Projection du film Le cours des choses de Fischli & Weiss

 

L’exposition rayonnante, portraits, photographies d’espaces et d’objets après Man Ray

Du 19 juin au 7 novembre 2009

Une lecture iconographique de la collection photographique du Frac Limousin à partir de Man Ray, l’un des plus grands inventeurs – souvent accidentel – de la photographie au 20e siècle. L’exposition montre comment les artistes contemporains utilisent les découvertes fortuites de Man Ray : rayogrammes, sténopés, solarisations, superpositions de négatifs…

2002

Anita Molinero et Paul Bernard (critique d'art) — Le Grand Tout

Le 1er janvier 2002

L'exposition Le Grand Tout

Le FRAC Limousin a choisi l’artiste Anita Molinero comme commissaire de l’exposition à partir de la collection du FRAC. Dès 1995, mais surtout ces dix dernières années, le FRAC a pu réunir un vaste ensemble d’oeuvres de cette artiste, lui consacrer une exposition rétrospective en 2002 et lui donner enfin la place qu’elle mérite dans le paysage artistique national et international. À cette invitation, l’artiste a répondu en invitant à son tour un jeune critique d’art, Paul Bernard. Le choix des artistes et des oeuvres s’établit donc selon un dialogue intergénérationnel, la confrontation de points de vue entre une artiste et un critique aux parcours différents, de manière à sonder cette collection trentenaire avec toute la vivacité qui s’impose. La préparation de l’exposition est conçue comme une conversation filmée par un jeune réalisateur, José Eon, étudiant de la première promotion de l’École la Cité fondée par Luc Besson. Selon un montage vif et inventif, sont montrées toutes les étapes de conception, de doute, de négociation, qui conduisent aux choix des oeuvres et à la réalisation de l’exposition anniversaire. Ce film en épisodes, entre fiction et documentaire, contient surprises et rebondissements. Il accompagne l’exposition anniversaire à Limoges, à la manière d’un making-of.
La version finale du film, y compris le dernier épisode (l’exposition commentée par les deux commissaires), sera présentée aux Abattoirs en septembre 2013.
Cet anniversaire est également l’occasion de déployer la collection par des expositions temporaires ou des dépôts dans les musées et d’inscrire le travail prospectif du FRAC dans le continuum des collections publiques en région. Le Musée Dubouché, le Musée des Beaux-Arts (Limoges) et le Musée Labenche (Brive) sont partenaires de cet événement.

Anita Molinero
Artiste - Née en 1953, France

Le 3 lui porte bonheur,
Vive les 30 ans des FRAC 
Commissariat partagé avec Paul Bernard qui a 30 ans de moins
Elle est artiste et se consacre à la sculpture
Elle vit et travaille entre Paris et Marseille
Ses 3 dernieres expositions :
Prequel au Mamco, Genève, novembre 2012
La Fiancé du Pirate, Galerie Alain Gutharc, Paris, novembre 2012
Salto-Yano, Pommery, Reims, octobre 2012

Paul Bernard
Critique d'art - Née en 1984, France

Diplômé de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales, Paul Bernard est critique d'art et commissaire d'exposition. Après avoir travaillé à l'Institut d'art contemporain de Villeurbanne, il enseigne à la Haute Ecole d'Art et de Design de Genève. Il a été le commissaire, entre autres, de La voix dissociée, exposition consacrée à la ventriloquie dans le cadre de la troisième édition du Nouveau Festival du Centre Pompidou (2012). Il collabore aux revues Frog, Volume ou Zérodeux.
Ses travaux portent sur les expérimentations et représentations de la voix dans l'art contemporain. La figure de l'artiste-conférencier et la nature de la parole artistique constituent un axe privilégié de ses recherches.

Piero Gilardi, Tronco Sedile, 2009
Mousse de polyuréthane, 140 x 80 x 100 cm
Collection FRAC Limousin
© Droits réservés

Anita Molinero et Paul Bernard au FRAC Limousin, Le Grand Tout, 2013

« À toutes ces questions sur les FRAC, le film que nous sommes en train de tourner répond. »
Anita Molinero

Les Pléiades, exposition collective réunissant les 23 FRAC aux Abattoirs - FRAC Midi-Pyrénées de Toulouse, du 28 septembre au 5 janvier 2013. Projet du FRAC Limousin. Alina Molinero, Paul Bernard, Le Grand Tout (2013) © Anita Molinero. Photo : Sylvie Leonard.

Dates

Vernissage le 4 avril
Exposition du 5 avril au 31 août 2013 au FRAC Limousin

Informations pratiques
FRAC Limousin
Les Coopérateurs, impasse des Charentes 
87100 Limoges
T 05 55 77 08 98
www.fraclimousin.fr