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Du 1er January 2017 au 1er January 2018

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2016

Outside
19 000 affiches (1996-2016) – Michel François

le château, rentilly

Du 12 March au 24 July 2016

 

Depuis 1994, chaque nouvelle exposition de Michel François est l'occasion de la production, à partir d'une de ses photographies, d'une affiche de grand format (120x180cm). Éditées en grand nombre, ces affiches, le plus souvent empilées et déposées simplement au sol dans l'espace d'exposition, sont offertes au public.

Prises sur le vif ou soigneusement orchestrées, en noir et blanc ou en couleur, ces photographies témoignent d'un travail d'une grande plasticité à l'image du monde dont il rend compte. Image après image, Michel François construit un « inventaire des choses visibles ».

 

Au château de Rentilly, le frac île-de-france propose un projet réalisé exclusivement à partir de cette série dont il a récemment fait l'acquisition. Dans la logique du travail de Michel François qui met notamment en jeu la notion de statut, d'échange et de circulation des œuvres, les visiteurs auront ainsi la possibilité de s'approprier en toute liberté certaines des images de l'artiste.

 

Michel François, Speaker’s Corner 1, 2006, Collection du frac île-de-france, © Adagp, Paris

Michel François, Speaker’s Corner 1, 2006, Collection du frac île-de-france, © Adagp, Paris

De toi à la surface

Du 21 January au 10 April 2016

 

Avec : Camille BLATRIX, Barbara BLOOM, Christian BOLTANSKI, Simon DYBBROE MØLLER, Jean-Pascal FLAVIEN, Judith HOPF, Karl LARSSON, Shelly NADASHI, Anouchka OLER, Stuart SHERMAN, James WELLING

 

Commissaire de l'exposition : François Aubart

 

L'accessoiriste place sur le plateau des objets essentiels à l'histoire qui va s'y dérouler, mais doit-on nécessairement la raconter ? Les éléments du décor sont là pour composer un environnement et créer les conditions d'une action, ceci même sans la présence des acteurs. Une scène et une narration se mettent en place à partir d'éléments placés les uns après les autres, les uns sur les autres, les uns derrière les autres. On les décrypte comme les éléments d'une histoire teintée de leur utilisation (Jean-Pascal Flavien), comme une syntaxe langagière (Karl Larsson), comme un tour de magie (Stuart Sherman). Quoi qu'il en soit, les frontières entre ces catégories sont poreuses, dès lors que les accessoires prennent la place des acteurs.

 

La scène sur laquelle ils se produisent (Barbara Bloom), ou les effets qui entourent leur apparition (James Welling) peuvent aussi leur donner littéralement un rôle à jouer et une histoire à raconter. La compréhension de cette histoire dépend de notre capacité à interpréter les accessoires comme on le ferait de pièces à conviction ou de collections. On pourrait nommer cela « l'esprit de l'étagère » : contrairement à celui de l'escalier, on ne retrouve pas une idée trop tard, on découvre un trait de caractère dans des objets qui en sont pourtant physiquement dépourvus. Qui sait les voir reconnaîtra le portrait de leur propriétaire (Christian Boltanski) ou les désirs contradictoires qui hantent ces choses banales (Simon Dybbroe Møller).

 

En somme, ces suppléments d'âmes qu'on accorde aux objets sont les nôtres. Nous y investissons nos intuitions et nos affects. Parfois au point que sujets et objets semblent indissociables (Judith Hopf) ou incompréhensibles l'un sans l'autre (Shelly Nadashi). Il arrive même que l'on constate qu'ils ont pris une sorte d'autonomie, qu'ils ont une existence qui leur est propre (Camille Blatrix) ou sont mus par des sentiments (Anouchka Oler).

Nous sommes donc habitués à ce que les objets remplissent d'autres fonctions que celles pour lesquelles ils ont été fabriqués. C'est ce constat qui réunit les artistes de cette exposition. Tous présentent des objets reconnaissables en tant que tels et évoquant aussi une narration ou des sentiments. Ce « et », ce chevauchement, est important. C'est là que s'invente une relation toute singulière, où nos affects fournissent aux objets leur puissance d'évocation. On peut voir ces œuvres comme autant de moments où, de façon aussi irrationnelle qu'inattendue, nos sentiments s'accordent avec notre environnement.

 

Stuart Sherman, Eleventh Spectacle (The Erotic), c.1979

Stuart Sherman, Eleventh Spectacle (The Erotic), c.1979

 


rendez-vous

Conversations de plateau
Jeudi 18.02.16- 19h30
Des invités échangent et livrent leurs regards sur l'exposition.
Avec : Jean-Philippe Antoine, Géraldine Gourbe et Benjamin Seror.

Plateau-Apéro
Mercredi 03.02.16
Nocturnes, jusqu'à 21h tous les 1ers mercredi du mois.

Visite commissaire
Dimanche 27.03.16 - 17h30

Visites guidées
Tous les dimanches - 16h


François Aubart est critique d'art et commissaire d'expositions. Certains de ses textes ont été publiés dans les revues May, Flash Art, Art Press, Art21, 2.0.1, 02, 04. Il a organisé plusieurs expositions dont les plus récentes sont : L'appropriationniste (Contre et avec) et Joe Scanlan, Classism (Villa du Parc, Annemasse), L'écho des précédents (Cneai, Chatou), On ne connaît les chiffres que d'un côté du plan (Art3, Valence), An Ever Changing Meaning (Walter Phillips Gallery, Banff, Canada) et Profonde surface (Shanaynay, Paris). Il enseigne l'histoire et la théorie de l'art à l'Ensba Lyon. Il est co-fondateur de la revue ∆⅄⚙ et du projet éditorial <o> future <o>.

 

2015

Outside
Au plateau : Haris Epaminonda, Vol. VI

Du 23 September au 6 December 2015

 

Le travail de l'artiste chypriote Haris Epaminonda se construit à partir d'objets trouvés et d'images glanées dans d'anciens magazines ou via Internet. Ces « fragments » constituent la matière première des installations dans lesquelles ils sont ensuite associés dans un jeu de relations toujours ouvert à l'interprétation. Pour son exposition au plateau - première monographie consacrée à l'artiste en France -, Haris Epaminonda proposera un projet totalement inédit composé de nouvelles productions faisant suite en particulier à un voyage récemment effectué en Californie.

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© Droits réservés

Outside
Rentilly : Un été dans la Sierra

Œuvres du Centre national des arts plastiques

Du 28 June au 6 December 2015

 

Un été dans la Sierra, librement inspiré par l'ouvrage éponyme du naturaliste américain John Muir (1838-1914) rassemble une trentaine d'œuvres de la collection du CNAP intégrant l'idée de nature et le lien entretenu par l'homme avec son environnement. Affirmant ainsi l'un des partis pris de la réhabilitation du château (réalisée par Xavier Veilhan, les architectes Bona-Lemercier et le scénographe Alexis Bertrand) et cette relation privilégiée à l'extérieur, les œuvres rentrent ainsi en dialogue avec la nature environnante.

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Carsten Höller, Canary, 2009, FNAC 2011-0165 (1à9) © Adagp, Paris / CNAP / photo : Galerie Air de Paris

2014

Outside
Explore.

Exposition au château, rentilly

Du 22 November 2014 au 22 March 2015

 

Artistes présentés : Dove Allouche, Pierre Bismuth & Michel Gondry, Philippe Decrauzat, Mark Geffriaud, Laurent Grasso, Caroline Mesquita, Ulla von Brandenburg, Xavier Veilhan

 

Commissaire de l'exposition : Xavier Franceschi

 

Second volet d'un triptyque d'expositions consacrées à la collection du frac île-de-france*, Explore. est l'exposition d'ouverture du château de Rentilly, réhabilité par Xavier Veilhan, les architectes Bona/Lemercier et le scénographe Alexis Bertrand, pour devenir le second lieu du frac île-de-france dans le cadre de son projet multi-site.

 

Dans ce contexte particulier, au regard d'un nouveau bâtiment à découvrir, le parti de l'exposition aura été de prendre cette idée de découverte et d'exploration comme point de départ pour opérer une sélection d'œuvres au sein de la collection. À ce titre, c'est notamment la notion d'espace que ces œuvres abordent de façon très diversifiée pour des expériences inédites.
Grand loft meublé qui rejoint le « white cube » sans qu'on puisse se l'expliquer (Pierre Bismuth & Michel Gondry), survol de paysage marin sur fond d'évocations de fantômes
(Laurent Grasso), sombres représentations de la mer noire en ses points cardinaux ou bien d'abysses particulièrement vaporeux (Dove Allouche), il est effectivement souvent
question de se confronter au réel dans sa dimension spatiale comme pour mieux l'appréhender.
Mais, à l'image de ces personnages à jamais anonymes malgré toute tentative de reconnaissance (Ulla von Brandenburg), ou de ces images qu'un faisceau solaire n'éclaire que subrepticement (Mark Geffriaud), le réel tend sans cesse à nous échapper quand on essaye de le circonscrire, laissant place à autant de mystères irrésolus.
Circonvolutions, cycles et autres rotations : une autre caractéristique de l'exposition réside dans le fait de présenter nombre de pièces intégrant très formellement la figure du cercle et de la boucle.
Du geste de contournement qui fonde le film - en boucle - d'Ulla von Brandenburg (Around, 2005) aux tours à 360° qu'adoptent à la fois les pièces de Pierre Bismuth et de Philippe Decrauzat, cette figure et ses multiples déclinaisons balisent l'exposition comme autant de points d'ancrage dans l'espace.
C'est aussi une figure du mouvement : au-delà d'un éternel retour ou de la forme réflexive qu'elle symbolise, elle correspond à cette idée de déplacement que suggèrent l'exposition et la proposition dans sa globalité.
Explore. , ou de la nécessité de venir arpenter les différents espaces du nouveau château de Rentilly...

 

* Interprète. le plateau, Paris (28.03 - 11.05.14) ; Explore. le château, Rentilly (22.11.14 -
22.03.15) ; Célèbre. Mamco, Genève. (16.02 - 10.05.15)

 

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Mark Geffriaud, Polka Dot, 2008, Collection frac île-de-france, Photo Martin Argyroglo © Mark Geffriaud

Aurélien Froment

Montage des attractions

Du 2 October au 7 December 2014

 

Le frac île-de-france présente au plateau Montage des attractions, première exposition personnelle d'Aurélien Froment dans une institution parisienne.

 

L'artiste propose un projet spécifique consistant à revisiter l'œuvre de Friedrich Fröbel et Ferdinand Cheval. Jouant du déplacement contextuel et de la fragmentation, il nous propose un travail de reconstruction en mettant en scène leur œuvre, notamment à partir de leur reproduction photographique.

 

Fröbel fröbelé   (1836-1852 : Les jeux éducatifs du Kindergarten de Friedrich Fröbel)

 

Tout en réduisant les jouets de son époque à des formes élémentaires, Fröbel avait pour projet de faire participer les enfants à la complexité du monde. L’exposition présente de manière inédite l’ensemble des jouets conçus par ce pionnier de l’éducation moderne.

 

Tombeau idéal de Ferdinand Cheval  (Une exposition grandeur nature)

 

Entre 1879 et 1912, Ferdinand Cheval réalise une œuvre monumentale qui résiste encore à l’interprétation. L’exposition présente une sélection de figures et d’éléments architecturaux extraits de l’œuvre énigmatique du célèbre facteur d’Hauterives.

 

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Vue intérieure de Te Whare Rūnanga, Waitangi Treaty Grounds, Nouvelle-Zélande

WAYWORDS OF SEEING

Du 12 June au 27 July 2014

 

Avec : Francis Baudevin, Boyle Family, David Cunningham, FM Einheit, Morgan Fisher, Marcia Hafif, David Hominal, Steven Parrino, Stephen Partridge, Martin Rev, Karin Sander, Amikam Toren, Dan Walsh

 

Une exposition organisée par Philippe Decrauzat et Mathieu Copeland

 

Empruntant son nom à un titre manifeste de Dan Walsh, l'exposition Waywords of Seeing envisage le point de vue, le regard, le champ et le hors-champ au travers du prisme de la dérive des mots**.

S'y déploient des trajectoires aux arborescences multiples : cartographier et exposer un réel fragmenté au hasard, penser des transcriptions visuelles d'univers sonores et électriques, proposer une archéologie d'images et de situations reconstituées et transformées.

L'exposition Waywords of Seeing dessine des espaces en négatif qui se découvrent à travers des « véhicules » réalisés par Dan Walsh pour chaque espace et offre une investigation du champ de la perception, en explorant la distance entre l'œuvre et celui qui la regarde, comme autant de points de vue de et sur l'exposition.

Une mise en abîme de la vision par une démultiplication d'expériences, replaçant le corps dans sa relation à l'image à un niveau scientifique, psychologique et narratif.

Waywords of Seeing interroge et conditionne le regard via une succession de filtres, dessinant ainsi des expositions dans l'exposition.

 

* *Le titre du manifeste de Dan Walsh intègre un jeu de mots - voire un jeu de lettres - en partant de « waywards » qui signifie « errance, dérive, égarement ».

 

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© Marrakech Press

Interprète.

Du 28 March au 11 May 2014

 

Avec les œuvres de Marie Cool/ Fabio Balducci, Joseph Grigely, Camille Henrot, Haroon Mirza, Damir Očko, Pierre Paulin, Lili Reynaud-Dewar, Benjamin Seror, Zin Taylor, Thu Van Tran

 

Commissaire de l'exposition : Xavier Franceschi

 

Premier volet d'un triptyque d'expositions* conçues à partir de la collection du Frac Ile-de-France, Interprète. réunit un ensemble d'œuvres récemment acquises ayant notamment en commun la notion d'interprétation.

 

Qu'il s'agisse de révéler et rendre visible la double lecture d'une même chanson coréenne (Thu Van Tran), de présenter les images muettes parues dans le New York Times de différents grands interprètes en pleine représentation (Joseph Grigely), d'orienter la pratique de l'Ikebana vers l'expression d'une citation littéraire (Camille Henrot) ou de convertir un site écossais millénaire en véritable instrument de musique (Zin Taylor), il est effectivement question de jeu, de reprise, de transposition.

 

L'autre aspect caractéristique de bon nombre de ces œuvres réside dans le lien primordial qu'elles entretiennent avec la musique. De la partition musicale au protocole conceptuel il n'y a qu'un pas : les artistes le franchissent aisément pour nous proposer des pièces à vivre et revivre. A ce titre, Interprète. propose tout au long de l'exposition une série d'interventions qui viendront en rythmer le cours, pour une véritable orchestration en constant devenir.

 

* Interprète. Le Plateau, Paris du 28 mars au 11 mai 2014 ; Explore. Le Château, Rentilly, du 20 septembre au 7 décembre 2014 ; Célèbre. Mamco, Genève hiver 2014/2015.

 

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2013

Outside
Xavier Veilhan

Dans le cadre des Pléiades - 30 ans des FRAC

Du 2 March au 12 May 2013

 

Le FRAC Ile-de-France, en collaboration avec la Communauté d'agglomération de Marne et Gondoire, a invité Xavier Veilhan à concevoir un projet hors norme : la réfection totale du château de Rentilly (Seine-et-Marne) pour que celui-ci devienne à la fois une œuvre d'art et un lieu entièrement adapté à la présentation d'œuvres de la collection.

A l'occasion des 30 ans des FRAC, l'invitation faite à Xavier Veilhan donnera lieu à deux expositions en lien direct avec ce projet d'ampleur.

Tout d'abord, sur le plan régional et à Rentilly même, dans les communs du château alors en chantier, une présentation des œuvres de Xavier Veilhan présentes dans l'ensemble des Frac : l'exposition redonnera à voir notamment certaines des premières pièces majeures d'un artiste que les Frac ont soutenu dès ses débuts.

Ensuite, le FRAC Ile-de-France produira une nouvelle pièce de Xavier Veilhan, le Mini Rentilly, un élément mobile très directement représentatif du château réhabilité, « ni maquette, ni bâtiment, proche du mobilier » comme le dit l'artiste lui-même, qui, en véritable « ambassadeur » du projet développé à Rentilly, sera présenté pour la première fois dans l'exposition nationale des 30 ans aux Abattoirs : la pièce, réalisée dans ce même matériau - de l'acier inox poli miroir - que la « peau » imaginée pour couvrir entièrement le château, servira de support à une publication qui présentera en avant première les œuvres de la collection du Frac Ile-de-France proposées pour l'exposition inaugurale du château...  

 

Exposition dans la salle des Trophées du Parc Culturel de Rentilly

 

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Vue extérieure du projet pour le château de Rentilly.
Philippe Bona et Elisabeth Lemercier architectes,
Xavier Veilhan artiste, Alexis Bertrand scénographe.
Image 3D © Vincent Germond © Droits réservés

2012

Le Grand Restaurant

Michel Blazy

Du 20 September au 18 November 2012

 

Depuis plus de vingt ans, Michel Blazy développe une oeuvre à la fois atypique et fondamentale où la pratique picturale et sculpturale intègre le vivant et l'éphémère. Des matériaux modestes, périssables, issus de notre quotidien qu'il travaille et s'approprie, il nous révèle la part d'étrange, de somptueux ou de monstrueux qu'ils contiennent.
Les expérimentations ludiques auxquelles il se livre composent ainsi un éloge de la décomposition, une ode à la capacité transformiste de la matière et au renouveau perpétuel du cycle du vivant.
L'exposition au Plateau présente une proposition globale inédite, privilégiant l'une des dimensions essentielles quant à la survie et la croissance de tout être vivant : l'alimentation. La participation de l'Homme au cycle de la consommation reflète les différents modèles d'organisation du vivant, liés au partage de l'espace et de la nourriture.
Le Plateau se transforme alors en restaurant conçu tout à la fois pour les organismes vivants accueillis spécialement pour l'occasion, que pour le visiteur qui trouve là une manière inattendue de se nourrir et d'alimenter à son tour l'exposition et ses hôtes...
Après plusieurs collaborations avec le Frac Île-de-France - l'exposition Ralentir Vite en 2005, un projet d'artiste mené avec l'Antenne en 2007 et un ensemble de ses oeuvres constitué au sein de la collection - cette invitation faite à Michel Blazy pour une exposition d'envergure vient à point nommé au moment de fêter les 10 ans du Plateau.
L'exposition est également l'occasion de publier une importante monographie de l'artiste (parution en 2013).

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Michel Blazy, La grotte, 2012. Photo : Martin Argyroglo. Courtesy art : Frac Île-de-France / Le Plateau

Le Mont Fuji n'existe pas

Du 7 June au 29 July 2012

 

Commissaires de l'exposition: Élodie Royer et Yoann Gourmel

 

Ce que nous racontons, nous le tenons de l'expérience : la nôtre ou celle qui nous a été rapportée. Ensemble elles épousent certaines des courbes de cette exposition, réunissant des artistes qui privilégient un rapport à l'oeuvre comme processus, expérience vécue et partagée laissant place à une multitude d'appropriations et d'interprétations. Cette relation à l'art en mouvement constant, en dehors des modes et de la nécessité de produire un objet qui soit « d'art », est au coeur de cette seconde exposition. Un art discret, échappant à toute ostentation au profit d'actions menées dans le quotidien au-delà de leur représentation, voire de leur exposition. Sans finalité, l'oeuvre d'art y est alors partout et nulle part à la fois, dans son objet, son expérience,son souvenir. Une oeuvre d'art possède parfois ce caractère étonnant sur quoi le temps n'a pas de prise, s'imposant d'autant plus durablement à la mémoire, par la manière dont elle laisse à son destinataire, le soin de l'éclairer, de l'approfondir à la lumière de son expérience propre. Chacun a donc le potentiel de devenir le dépositaire d'un précipité d'expérience, que nous pouvons ainsi emporter, conserver et faire surgir quand nous en ressentons le besoin.

 

Artistes présentés : James Lee Byars, Lenka Clayton & Michael Crowe, Hamish Fulton, Julien Gasc et Bruno Persat, Mark Geffriaud, Chitti Kasemkitvatana, Yuki Kimura, Benoît Maire, Pratchaya Phinthong, The Play, Chloé Quenum, Shimabuku

 

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The Play, IE, 1972. Courtesy The Play

Élise Florenty & Marcel Türkowsky

Through Somnambular Laws

Du 22 March au 13 May 2012

 

Le Frac ÎIe-de-France / Le Plateau présente Through Somnambular Laws[1], première exposition à Paris d'Élise Florenty et Marcel Türkowsky, essentiellement consacrée à leurs nouvelles productions - films, installations et interventions pensées spécifiquement pour le lieu. Depuis leur première collaboration, les deux artistes partagent une même fascination pour la puissance poétique du langage et de la fabulation. Pour cette exposition, ils engagent le visiteur à déambuler dans des espaces ponctués de dispositifs et d'instructions pour une immersion à vivre telle la traversée d'une histoire régie par des lois souterraines.

Une immersion quasi schizophrénique, à travers la rencontre et l'échange de différents points de vue, où l'altérité est vécue dans une double affirmation : soi et l'autre, l'ego et l'ennemi, le vivant et le mort...
Ainsi, le temps semble suspendu, gelé entre explosion et immobilité. Des répétitions de mots et de gestes traduisent des pensées en proie au délire ou proche d'un état second, hantées par des figures légendaires ou ordinaires, en attente d'un mouvement, d'un réveil. Une sorte d'"art de la résurrection", dans la mesure où les deux artistes suivent de près le précepte du dramaturge allemand Heiner Müller : "le dialogue avec les morts ne doit se rompre tant qu'ils n'ont pas rendu la part d'avenir qui a été enterrée avec eux."

Pour le Plateau, ils cosignent plusieurs nouveaux films. Holy Time In Eternity, Holy Eternity In Time, part à la recherche du comté imaginaire de Faulkner, “Yoknapatawpha“ dans le Mississippi, où rivières, forêts et baraques se (dé)peuplent d'êtres et phénomènes oscillants entre normalité et surréalité, actualité et atemporalité.
A históira sem história (na hora da decisão), d'après une lettre de Lygia Clark et certains films de Glauber Rocha[2], suit la rencontre de deux hommes sur les rives brésiliennes : si l'un semble réanimer l'autre, c'est ce dernier qui se révèle être plus vivace dans la remémoration d'un idéal enfoui, d'une quête absolue, d'une révolte irrationnelle, qui le mène de façon consciente et répétée à sa perte.
Der Stillstand ist die Explosion, die Explosion der Stillstand (WIR der gefrorene Sturm)[3] opère une traversée dans "un mur du temps". Les paroles – échangées par téléphone - sont des cut-up de textes poétiques et théoriques de Heiner Müller et les images sont des close-up d'une mosaïque datant de l'époque de la RDA qui représente la conquête de l'espace ou plutôt "une étoile éteinte sur laquelle une équipe de secours d'un autre temps ou d'un autre espace entendrait une voix et découvrirait un mort."

Différents points de vue qui interrogent les “ruptures temporelles“ se manifestant par l'irruption d'un monde dans un autre, d'un système dans un autre. Ils s'attardent sur des personnages complexes, souvent paradoxaux, tels des anti-héros anonymes, à la fois anti-sociaux (hors-la-loi) mais aussi indispensables à la société.

Through Somnambular Laws impose un processus de lecture au ralenti et instaure une fluidité où imaginaire et réel n'ont pas lieu d'être distingués. Le duo mêle des éléments factuels à d'autres empruntés à la littérature, au cinéma, à la musique, au théâtre et à la chorégraphie, qu'ils font dialoguer par ricochets. Dans la dernière salle de l'exposition, ils proposent dans cette logique un espace performatif où s'affrontent les figures géométriques d'une pièce théâtrale de Beckett (Quad – un carré) et d'un ballet de Gurdjieff[4] (la figure ésotérique de l'Ennéagramme – une figure (gramma) à neuf (ennea) points). Tout comme dans leurs films et installations, les idées de déambulation (d'un point à un autre) et de déplacement (de soi à l'autre) aboutissent à un ensemble d'actions, une praxis – en opposition à une contemplation-, qui questionnent à nouveau l'être-ensemble.

Elise Florenty (*1978, à Pessac) et Marcel Türkowsky (*1978, à Berlin-Est) vivent et travaillent à Berlin. Parmi leurs récentes expositions monographiques : «Life ticket», Les Églises, centre d'art de Chelles (2009/2010) et «Roues de mémoire», centre d'art La Synagogue de Delme (2009) ainsi que les expositions collectives «The eleventh Letter», au BKV Potsdam e.V., Allemagne (2010/2011) et "Void of Memory", Platform 2009, Séoul.


[1] Oswald de Andrade, Manifeste Anthropophage, 1928
[2] Leader du cinema novo, la nouvelle vague brésilienne
[3] ICH der gefrorene Sturm (littéralement MOI la tempête gelée) est le dernier mot de Paysage sous surveillance de Heiner Müller : il fait allusion à l'ange de l'histoire de Walter Benjamin tourné vers le passé et pris dans la tempête du progrès. La tempête de H.M. elle, est gelée, prise dans un processus de ralentissement, etc. C'est la tempête de la résurrection. La tempête gelée est une métaphore de l'attente de mouvement. L'ange de H.M est enterré dans les ruines, pétrifié, figé, gelé mais on entend toujours ses ailes battre sous les pierres.

[4] Georges Gurdjieff (d'origine arménienne, 1877-1949), figure célèbre de l'ésotérisme

 

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Der Stillstand ist die Explosion, die Explosion der Stillstand
© Elise Florenty & Marcel Tu?rkowsky

2011

Le sentiment des choses

Du 15 December 2011 au 26 February 2012


Premier volet d’une série d’expositions proposée par Elodie Royer et Yoann Gourmel, commissaires invités pour la saison 2011-2012, l’exposition collective "Le sentiment des choses" prend pour point de départ le travail et l’esprit de l’inventeur, artiste, designer, écrivain, illustrateur, graphiste, pédagogue Bruno Munari, « un Peter Pan à l’envergure d’un Léonard », selon l’expression de Pierre Restany.

 

Plus prospective que rétrospective, cette exposition ne cherche cependant pas tant à mettre l’accent sur son héritage ou ses influences, qu’à remettre en mouvement, en idées et en formes, son travail au milieu d’autres pratiques artistiques. Elle réunit ainsi sur le même plan des peintures, des prototypes, des multiples, des objets design, des livres, des jeux de Munari, et des œuvres d’artistes de différentes générations et nationalités, partageant une attitude et un esprit animés par le jeu, la sincérité, l’économie, la poésie.

 

Artistes présentés : Lenka Clayton et Michael Crowe, Isabelle Cornaro, Julien Crépieux, Robert Filliou, Martino Gamper, Ryan Gander, Mark Geffriaud, Ray Johnson, Chitti Kasemkitvatana, Cyrille Maillot, Bruno Munari, Emilie Parendeau, The Play, Bruno Persat, Pratchaya Phinthong, Chloé Quenum, Clément Rodzielski, Fred Sandback, Mieko Shiomi.

 

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The Play
Thunder, 1977 - 1986
courtesy The Play

Alien Theory

João Maria Gusmão & Pedro Paiva

Du 22 September au 20 October 2011

 

Depuis 2001, João Maria Gusmão et Pedro Paiva mettent en place ce qu'ils décrivent eux- 

mêmes comme l'écriture d'une "fiction poétique philosophique", à travers installations, 

objets et films courts.  

 

Influencés par la science fiction, l'ethnographie ou les sciences occultes et phénomènes 

paranormaux, leurs courts-métrages muets questionnent les limites de la perception à 

travers de petits scénarios énigmatiques, oscillant en permanence entre réalité et fiction, 

humour et poésie. Réalisés avec peu de moyens, avec des effets spéciaux "low-tech", ces 

films nous dévoilent volontairement les ressorts de leur fabrication. 

 

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The Soup, 2009,
Work from the Official Portuguese Representation 53rd Venice Biennale

Nul si découvert (Érudition concrète 4)

Du 9 June au 7 August 2011

 

Dernier volet du cycle Érudition concrète proposé par Guillaume Désanges, Nul si découvert pose la question du savoir et de l'accès à la connaissance en nous donnant à voir comment certains artistes peuvent relayer l'idée qu'une œuvre peut être définitivement altérée par l'intérêt même que nous lui portons.

 

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GDDR / Work Method

Anisotropy - Philippe Decrauzat

Du 17 March au 15 May 2011

 

Ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 19h samedi et dimanche de 12h à 20h

Le Plateau - Place Hannah Arendt- 75 019 Paris - t 01 53 19 84 10

www.fracidf-leplateau.com

 

 

Considéré comme l'un des tenants d'une nouvelle scène, Philippe Decrauzat revisite le champ de l'abstraction - en particulier l'Opt'art et le cinétisme - pour en élargir le périmètre et les perspectives. Cet artiste suisse produit de nouvelles œuvres conçues, pour certaines d'entre elles, tout spécialement pour le Plateau.

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Prospective XXIème siècle

Du 9 December 2010 au 20 February 2011

 

Ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 19h samedi et dimanche de 12h à 20h

Le Plateau - Place Hannah Arendt- 75 019 Paris - t 01 53 19 84 10

www.fracidf-leplateau.com

 

 

Conçue et réalisée à partir des récentes acquisitions du Frac, l'exposition se propose de réunir un ensemble d'oeuvres qui abordent la question de la mémoire.

Chacune des oeuvres indique, dans un rapport à un vécu plus ou moins lointain, une dimension d'écho, de répétition, que le spectateur est invité à expérimenter à son tour.

Les vigiles, les menteurs, les rêveurs

Du 16 September au 14 November 2010

 

Vernissage le mercredi 15 septembre 2010, de 18h à 21h

Ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 19h et les samedis et dimanches de 12h à 20h

Le Plateau - Place Hannah Arendt - 75 019 Paris - t 01 53 19 84 10

www.fracidf-leplateau.com

 

Troisième volet du cycle "Erudition Concrète" par Guillaume Désanges, l'exposition présente le travail d'artistes observateurs, vigiles du présent et du passé. Utilisant le partage de l'information, l'inventaire et le renseignement comme des armes, ces veilleurs apportent une autre manière de critiquer le monde contemporain.

Charles Avery

Du 26 May au 8 August 2010

 

Le Frac Ile-de-France/Le Plateau organise la première exposition personnelle en France de Charles Avery. Cet artiste écossais né en 1973, vivant et travaillant à Londres, est l'auteur d'une véritable mythologie - The Islanders an Introduction - à laquelle il se consacre entièrement depuis 2004.

A travers textes, dessins, installations et sculptures, Charles Avery nous décrit une île et un monde imaginaire - sa géographie, sa faune sa flore, ses habitants - régi par des lois particulières, qu'un explorateur est amené peu à peu à nous faire découvrir.

L'exposition au Plateau, qui constitue une nouvelle étape dans la connaissance de ce projet, est l'occasion de nouvelles productions. Elle est réalisée en partenariat avec le Kunstverein de Hanovre qui exposera le travail de Charles Avery fin août 2010.

Prisonniers du Soleil / Antichambre - Érudition concrète 2

Du 10 March au 9 May 2010

 

Prisonniers du Soleil est le deuxième volet du programme Érudition concrète conçu par Guillaume Désanges. Ce cycle interroge les liens entre art et savoirs autour de certaines pratiques contemporaines. S'inscrivant dans la continuité de La Planète des Signes, Prisonniers du soleil a cette fois-ci comme fil conducteur l'architecture et ses extensions utopiques, sensuelles et politiques.

Prisonniers du Soleil s'articule autour d'une production spécifique de l'artiste américain Corey McCorkle.

Dans une logique de rayonnement et d'associations intuitives en relation au projet de Corey McCorkle pour le Désert de Retz, Prisonniers du Soleil propose une exposition dans l'exposition, Antichambre, dont la scénographie joue avec les codes de l'artifice, du décoratif et  de l'ornementation. Avec des œuvres de Anna Barham, Louidgi Beltrame, Pablo Bronstein, Isabelle Cornaro, Hubert Duprat, Edgardo Navarro, Jean Painlevé, Zoe Leonard, Hubert  Robert, Félicien Rops, etc.

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Crédit Guillaume Désanges.

2009

Keren Cytter

Du 9 December 2009 au 14 February 2010

Vernissage le 6 décembre 2009 de 15h à 20h

 

Nous sommes heureux de présenter la première exposition personnelle en France de Keren Cytter, artiste d'origine israélienne qui vit et travaille à Berlin.

A travers son œuvre essentiellement vidéo mêlant allègrement les genres, Keren Cytter nous fait partager par de courts récits le destin souvent tragique de différents personnages englués dans la violence de leurs rapports.

Ainsi, entre cinéma-vérité et sitcom, home movie et télé-réalité, performance filmée et cinéma d'auteur, l'artiste nous livre une succession de scènes où le réel semble constamment le disputer à la fiction.

Pour son exposition au Plateau, Keren Cytter joue de l'architecture du lieu comme un prolongement logique de ce que représente la structure de ses films : aux effets de boucle et de répétition répondent redoublements d'espaces et symétries artificielles comme pour mieux nous perdre dans un labyrinthe aux issues incertaines.

Parmi les pièces présentées au Plateau, le public découvrira Repulsion (2006), Der Spiegel (2007) ou bien encore Four Seasons (2009).

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Keren Cytter, Four Seasons, 2009.
Courtesy: Galerie Nagel, SCHAUORT. Elisabeth Kaufmann + Christiane Büntgen et Keren Cytter

Outside
Checkpoint

Du 13 November 2009 au 16 December 2010

Centre culturel Maurice Eliot - 14 rue Sainte-Geneviève 91860 Epinay-sous-Sénart T. 01 60 47 85 80

Ouvert du lundi au vendredi de 9h à12h et de 14h à 18h. Les samedis 14 novembre et 5 décembre de 9h à 12h et de 14h à 18h. Le samedi 12 décembre de 9h à 12h.

 

Sur une proposition de l'artiste-commissaire Johanna Fournier sont présentées les œuvres de la collection du Frac Ile de France de Jean-Pascal Flavien, Viewer Yellow, 2002, Viewer Rio 1, 2006 ; Julie Ganzin, Le Mont Faron, 1996 ; Antoine Poncet, Fugue processionnaire, 1982/ 83. Ces œuvres dialoguent avec son travail existant.

Week-end portes ouvertes au Frac Île-de-France

Les 17 et 18 October 2009

Samedi de 15h à 19h Dans le cadre de FRASQ : parcours Le Plateau - Le Générateur

Visite de l’exposition du Plateau avec le directeur du Frac - bus pour Gentilly : présentation de la Vidéothèque mobile de Fabrice Gygi et performances de Loreto Martinez Troncoso, Santiago Reyes et Laercio Redondo

Dimanche à 16h Visite de l’exposition du Plateau avec une médiatrice

 

Outside
De l'organique : Michel Blazy

Du 17 October au 19 December 2009

Maison des arts plastiques Rosa Bonheur - 34 rue Henri-Cretté 94550 Chevilly-Larue T. 01 56 34 08 37. Ouvert du lundi au vendredi de 15h à 20h, le samedi de 15h à 18h.

 

Prêt des œuvres de Michel Blazy  Skippy, 2006 et Galets mous, 2003 de la collection. Durant deux mois, Michel Blazy investit la salle d'exposition de la Maison Rosa Bonheur pour la métamorphoser en un laboratoire artistique: tant que l´installation n´est pas terminée, les oeuvres et leur taille peuvent changer. Les oeuvres exposées appartiennent pour une part à de grandes collections publiques, d'autres sont prêtées par l'artiste et sa Galerie, et enfin une oeuvre inédite est spécialement créée par l'artiste pour l'occasion.

Outside
FRASQ / Vidéothèque mobile de Fabrice Gygi

Du 3 au 25 October 2009

Le Générateur • 16, rue Charles Frérot 94250 Gentilly

Ouvert samedi de 14h à 20h et dimanche de 15h à 19h

Manifestation annuelle qui privilégie les pratiques liées à la performance - présentation d’œuvres de la collection du Frac.

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Fabrice Gygi, La Vidéothèque mobile
Collection Frac Ile-de-France

Outside
Observer la ville

Du 23 September 2009 au 16 January 2010

Galerie Villa des Tourelles - 9 rue des Anciennes Mairies 92000 Nanterre Ville T. 01 41 37 52 06

http://www.observerlaville.org/

Ouvert les mercredis et samedis de 14h à 19h, les mardis, jeudis, vendredis de 16h à 19h.

 

Prêt de l'œuvre de Florence Paradeis Chronique, 2003. Scénographiée par Nicolas Gautron, cette première exposition met en question le rôle et le statut des images à l'heure où chacun de nos faits et gestes dans la ville ou sur le web sont placés sous la surveillance global des « dispositifs » électroniques ou policiers de tout ordres. Il s'agit également d'une réflexion sur le droit à la ville pour tous.

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Florence Paradeis, Chronique, 2003. Collection Frac-Ile-de-France.

La planète des signes

Du 10 September au 15 November 2009

Les artistes explorent depuis toujours les nombreux champs de la connaissance (mathématiques, sciences, littérature, religion, etc.), pour ré-inventer sans cesse de nouveaux systèmes cognitifs. Dans cette perspective, des artistes sont invités autour de trois axes principaux : savoir cognitif, politique et mystique.

2002

Xavier Veilhan — Xavier Veilhan : Avant

Le 1er January 2002

L'exposition Xavier Veilhan : Avant

Le FRAC Île-de-France, en collaboration avec la Communauté d'agglomération de Marne et Gondoire, a choisi Xavier Veilhan (avec les architectes Bona Lemercier et le scénographe Alexis Bertrand) pour concevoir un projet hors norme : la réfection totale du château de Rentilly (Seine-et-Marne) pour que celui-ci devienne à la fois une oeuvre d’art et un lieu entièrement adapté à la présentation d’oeuvres de la collection (ouverture prévue début 2014).
À l’occasion des 30 ans des FRAC, Xavier Veilhan est invité pour deux expositions en lien direct avec ce projet d’ampleur.
Tout d’abord, sur le plan régional et à Rentilly même, dans les communs du château alors en chantier, l’exposition Xavier Veilhan : Avant. À partir d’oeuvres provenant de l’ensemble des FRAC, celle-ci redonnera à voir certaines des premières pièces majeures d’un artiste que les FRAC ont soutenu dès ses débuts et elle permettra également de mieux situer une démarche qui s’attache à travailler sur la perception même du monde et des objets qui le composent. Dans un rapport constant avec l’idée même de modernisme, le travail de Xavier Veilhan allie et réconcilie avec brio Pop et Op art, abstraction et hyperréalisme.
En parallèle à l’exposition, le projet que l’artiste a conçu pour le château de Rentilly sera présenté sous formes de différentes maquettes et dessins.
Ensuite, le FRAC Île-de-France produira une nouvelle pièce de Xavier Veilhan, le Mini Rentilly, un élément mobile très directement représentatif du château réhabilité, «ni maquette, ni bâtiment,proche du mobilier» comme le dit l’artiste lui-même, qui, en véritable «ambassadeur» du projet développé à Rentilly, sera présenté pour la première fois dans l’exposition nationale des 30 ans aux Abattoirs.

Xavier Veilhan
Artiste - Né en 1963, France

Xavier Veilhan, né en 1963, vit et travaille à Paris. Artiste majeur de la scène contemporaine française, son exposition au château de Versailles (Veilhan Versailles, 2009) a contribué à une reconnaissance internationale plus importante. Xavier Veilhan développe, depuis la fin des années 80, une démarche aux formes multiples : sculpture, peinture, environnement, spectacle, vidéo, photo... qui s'inscrit entre classicisme formel et haute technologie. L'art est pour lui « un outil de vision au travers duquel il faut regarder pour comprendre notre passé, notre présent, et notre futur ». Le concept de présentation est au cœur de sa démarche. Xavier Veilhan réalise ainsi des expositions sous formes de promenades (Veilhan at Hatfield: Promenade, 2012) ou cadres de vie (Architectones, 2012). Par ces interventions in-situ, dans des villes, parcs ou maisons, Xavier Veilhan réfléchit la dimension sociale que peut porter un projet artistique et questionne notre perception.

Vue extérieure du projet pour le château de Rentilly, 2013
Philippe Bona et Elisabeth Lemercier architectes,
Xavier Veilhan artiste, Alexis Bertrand scénographe.
Image 3D © Vincent Germond
© Veilhan / ADAGP, Paris, 2013

Veilhan by The Selby © The Selby

Les Pléiades, exposition collective réunissant les 23 FRAC aux Abattoirs - FRAC Midi-Pyrénées de Toulouse, du 28 septembre au 5 janvier 2013. Projet du FRAC Ile-de-France. Xavier Veilhan, Le Mini Rentilly (2013) © Veilhan / Adagp, Paris. Collection FRAC Ile-de-France. Photo : Cédrick Eymenier

Xavier Veilhan parle des FRAC

Pour vous, qu'est-ce qu'un FRAC ?
Sa fonction première est de constituer une collection et de la déployer au niveau régional (telle que la définition de l'acronyme FRAC l'indique). Les FRAC incarnent le premier niveau de reconnaissance institutionnelle : en tant qu'artiste, j'y suis très attaché. Il s'agit de la première manifestation de la puissance publique - État ou régions - témoignant d'une volonté de collectionner (telle était leur mission à l'origine, lorsqu'ils ne disposaient pas de lieux d'exposition). Il est important que les artistes soient reconnus par leur existence sociale, et l'institution représente leur reconnaissance locale. Cela dit, un FRAC, ce n'est pas que cela, c'est également la personne qui le dirige.

Quelle est votre expérience la plus marquante menée avec un FRAC ?
Elle se situe précisément dans la rencontre avec son directeur (au cours de mes résidences dans divers FRAC) : Xavier Franceschi, Sylvie Froux, Jean-François Taddéi, Olivier Chupin, Éric Mangion... Pour ne citer qu'eux. De personnalités différentes, forts de leurs convictions personnelles, ils incarnent chacun à leur manière le FRAC qu'ils dirigent. Leur point commun étant de rendre l'art accessible au plus grand nombre.

Un souvenir lié à une rencontre particulière avec le public ?
Le lien entre l'artiste et le public se fait à travers l'œuvre, avant tout.
L'une de mes expériences les plus marquantes s'est produite avec Ami Barak, alors directeur du FRAC Languedoc-Roussillon, grâce auquel j'ai pu présenter La Garde républicaine (1995) plus d'une dizaine de fois, dans des lieux différents et sur une courte période. Cela a permis à l'œuvre de se renouveler : détachée de son auteur, un peu comme une sculpture dans l'espace public que les habitants s'approprient. La Grotte, La Ford T ou encore Les Policiers ont été exposées à plusieurs reprises. Ce que les FRAC font avec leurs œuvres est rare. Qu'elles soient publiques ou privées, les collections ne sont pas dévoilées à cette fréquence la plupart du temps.

Comment voyez-vous votre travail avec les FRAC à l'avenir ?
Peu de mes œuvres récentes figurent dans leurs collections. Cela me paraît logique : les FRAC soutiennent en particulier la jeune création. La dernière de mes pièces acquises par un FRAC lʼa été en 2004 par celui de Franche-Comté : un Paysage Fantôme, unique en son genre de par la couleur bleue de ses pixels.
En tant quʼartiste, les FRAC font donc plutôt partie de mon passé. Mais je reste en contact avec leurs équipes, notamment pour des questions liées à la préservation des œuvres. Lʼexposition « Avant » réalisée en 2013 à lʼinvitation du FRAC Ile-de-France est importante par sa distance avec le temps, car les FRAC montrent parfois, même souvent, des œuvres devenues dʼune certaine façon historiques. Une des salles du château de Rentilly présente une trentaine de mes œuvres, datant toutes des dix premières années de mon activité. Dans le cas présent, cette exposition peut presque être qualifiée dʼ« universitaire », en ce sens qu'elle apporte une dimension documentaire.

Dates

Vernissage le 2 mars
Exposition du 3 mars au 12 mai 2013
Salle des Trophées du Parc Culturel de Rentilly

Informations pratiques
FRAC Ile-de-France / Le Plateau
Place Hannah Arendt – 75 019 Paris
T 01 76 21 13 20
www.fracidf-leplateau.org