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49 Nord - 6 Est - Frac Lorraine

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Du 1er January 2017 au 1er January 2018

www.fraclorraine.org

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2016

Nil Yalter

Du 5 February au 5 July 2016

 

Avec cette première rétrospective en France consacrée à l'artiste d'origine turque Nil Yalter, le 49 Nord 6 Est propose de découvrir une quinzaine de pièces de cette artiste résolument engagée, dont la plupart inédites sur la scène artistique nationale !

Exilée volontaire, installée à Paris dès 1965, Nil Yalter (1938, Le Caire, EG) est une artiste pionnière, libre et originale, nourrie de convictions sociales et politiques. Elle créé des œuvres hybrides mêlant vidéo, peinture, dessin, photographie, collage, mais aussi performance et installation. Fondé sur des bases conceptuelles, mais ne renonçant pas à la forme ni aux matières, son travail singulier a échappé aux canons de l'art de son temps.

L'œuvre picturale et abstraite qui caractérise ses débuts opère un tournant « documentaire » dans les années 1970 : s'y mêlent alors des considérations sociales, anthropologiques et ethnographiques liées à son pays d'origine (comme l'artisanat, le chamanisme, la magie) en les associant aux enjeux idéologiques marquant l'après 1968. Pour cette exposition, l'artiste a choisi de présenter un ensemble d'œuvres traitant de la question du nomadisme, de l'exil, de l'univers féminin clos, à l'image par exemple de l'emblématique « Topak Ev » de 1973 (œuvre magistrale et historique dont la forme est empruntée aux traditions ancestrales des nomades de l'Anatolie) jusqu'à une production néon de 2015 : « Exile is a Hard Job ».

Manifeste féministe, parole donnée aux travailleurs immigrés, récits de voyages à travers l'Europe centrale, expériences spirituelles transformatives... Un engagement aussi bien dans les idées que dans la forme ! Si dès les années 70, Nil Yalter usait déjà du recyclage des matériaux et des images pour créer ses œuvres, aujourd'hui elle se sert des nouvelles technologies pour les réactiver. Elle n'a de cesse d'actualiser ses propos et ses médiums et continue ainsi à militer pour rendre visible le combat de minorités qui malheureusement reste toujours d'actualité...

 

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Nil Yalter, Topak Ev, 1973

Installation : une tente nomade, et une réflexion sur les espaces féminins publics et privés

Courtesy santralistanbul Collection & Nil Yalter

2015

Outside
Body Talk – Féminisme, sexualité et corps

Commissariat : Koyo Kouoh (RAW Material Company, Dakar)

Du 30 October 2015 au 17 January 2016

 

Body Talk, c'est un regard sur le féminisme, la sexualité et le corps, porté par 6 artistes issues d'un même continent, l'Afrique, avec son histoire, ses blessures, ses engagements... Body Talk, c'est la voix d'une génération qui monte ! Réappropriation du corps par le détournement de la femme-objet, réincarnation de figures historiques telles que la « Vénus Noire » ou l'activiste nigérienne Funmilayo Kuti, transformation performative alliant traditions et modernité... autant de visions contemporaines à appréhender, issues d'un « autre » féminisme, celui d'Afrique.

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Billie Zangewa, The Rebirth of the Black Venus, 2010
Collection privée / Private collection

2014

Outside
Rumeurs du Météore

Du 17 October 2014 au 11 January 2015

 

Les « Rumeurs du Météore » rassemblent des réactivations, interprétations, réinventions, où les oeuvres rompent avec le postulat de l'unicité et de la véracité. Laissons infuser l'imaginaire face aux sensations du vent, de la neige ou encore de la sécheresse du désert !


Artistes : Alice Aycock, Alvaro Barrios, Taysir Batniji, Iñaki Bonillas, Luis Camnitzer, Latifa Echahkch, Maarten vanden Eynde, Yona Friedman, Dominique Ghesquière, Joris Ivens, Joan Jonas, Maria Laet, Julie Luzoir, Roman Signer, Remy Zaugg

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Mer de nuages, sommet du Hohneck, Vosges © DR

David Lamelas

On the Moon

Du 11 June au 21 September 2014

Le Frac Lorraine propose la première rétrospective en France de David Lamelas (argentin né en 1946) avec une vingtaine de pièces majeures des années 1960-70, dont certaines inédites, ainsi que des travaux plus récents.

Flash back sur David Lamelas avec une exposition solo dédiée à ce pionnier de l'art conceptuel et du cinéma expérimental. Sculpteur d'espace et de temps, son langage convoque l'absence, l'attente, l'atmosphère... pour mieux appréhender l'instant !

 

Et si le temps n'était qu'une fiction ? Le temps passe, le temps dure, le temps s'arrête, le temps est une activité. Le percevoir, lui donner une matérialité, voilà ce que ne cesse d'expérimenter David Lamelas depuis les années 1960. Il est l'un des premiers à introduire la perception d'une temporalité réelle dans l'exposition. Voyageur chronique, son travail devient celui de son propre agenda, celui qu'il donne à voir dans un contexte, un espace-temps.

 

Plaçant au centre de ses préoccupations le spectateur, David Lamelas lui laisse des indices afin que ce dernier produise son propre parcours... dans une temporalité nécessairement distendue !

 

En collaboration avec la Kunstnernes Hus d'Oslo - Mats Stjernstedt.

Remerciements à Jan Mot (Jan Mot Gallery, Bruxelles/Mexico, BE/ME) ; Sprüth Magers Berlin London, DE/GB ; Kayne Griffin Corcoran, Los Angeles, US ; LUX London, UK ; Collection Enea Righi ; Hans Ulrich Obrist & ICI.

 

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David Lamelas, El grito, 1962 © l’artiste

Gianni Pettena

Une “architecture ondoyante” pour les X ans d’un lieu indiscipliné

Du 16 May au 9 June 2014

 

Qui mieux qu'un anarchitecte pour fêter l'anniversaire du 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine ! Lieu singulier, inclassable, le Frac Lorraine aime bousculer, croiser les savoirs et par dessus tout expérimenter. Qui mieux que Gianni Pettena pour transformer cet espace et sa perception en composant ici une installation légère et ondoyante a contrario de l'architecture séculaire et statique... Gianni Pettena, dont l'oeuvre se situe à la confluence de l'art et de l'architecture, n'a pas beaucoup construit et affirme que son seul projet architectural est sa petite cabane sur l'île d'Elbe. En tant que protagoniste de l'Architecture radicale italienne*, il pense plutôt qu'il ne bétonne...

 

En proposant de cacher le bâtiment, abritant le Frac Lorraine depuis maintenant dix ans, il vient renouveler avec ce geste poétique celui de son inauguration. On se souvient encore du labyrinthe en carton blanc de Hans Schabus et des multiples performances en guise de manifeste lors de son ouverture. Depuis, le Frac n'a pas failli à ses missions, celle d'initier de nouvelles pratiques curatoriales en proposant aux spectateurs d'agir et réagir, celle de croiser connaissances avec expériences sensorielles, celle d'anticiper et d'expliciter les changements sociétaux, écologiques, philosophiques...
Depuis dix ans, le Frac ne cesse de s'attaquer aux clichés et idées reçues sur l'art et la culture.

 

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G. Pettena, Architecture ondoyante, dessin préparatoire pour le Frac. Production Frac Lorraine Studio G. Pettena, 2014. © l’artiste

Une machine désire de l'instruction comme un jardin désire de la discipline

Du 7 March au 4 May 2014

 

Curatrice : Catalina Lozano

 

Une machine désire de l'instruction comme un jardin désire de la discipline* examine les mécanismes qui fondent l'Europe moderne et capitaliste. Catalina Lozano invite à relire et relier faits historiques et conséquences actuelles (Keiller, Kirschner & Panos, Plender). Récits documentaires (Farocki), discours anthropologiques (Alves & Durham, Satorre) et propositions métaphoriques (Lin, Weber) se mêlent pour mieux déconstruire les certitudes euro-centrées. Comment l'auto-soumission au dualisme fondamental perdure-t-elle ? Comment s'intériorisent les conventions et les ordres ? Une véritable invitation à défaire et peut-être en finir avec la vision binaire du monde...

 

*Titre emprunté à une œuvre de Jimmie Durham de 1996

 

 

Note d'intention de la curatrice

Cette exposition examine certains mécanismes d'introduction de pratiques de contrôle social qui peuvent être conçus comme des formes de colonisation interne et qui furent nécessaires au développement de l'économie capitaliste dans le projet moderne européen. Ces processus s'accompagnèrent de l'intériorisation d'une conception de plus en plus mécanisée du corps, de la société et de l'ordre politique. Mais aussi d'une résistance populaire à la soumission qu'impliqua dans de nombreux cas l'uniformisation propre à l'instauration des premiers États-nations.
Appropriation et accumulation des terres, homogénéisation culturelle et religieuse, organisation pyramidale des autorités politiques territoriales, contrôle de la sexualité et de la reproduction, et organisation de la main d'œuvre... sont des formes de colonisation à différents niveaux qui furent introduites au nom d'un principe idéologique reposant sur les couples antagonistes nature/être humain, corps/âme-raison.
Cette méga-machine moderne capitaliste est contrebalancée, ralentie, et parfois rendue inefficace par des assemblages d'éléments humains et non-humains, de subjectivités collectives, ou de réseaux composés d'éléments divers. Elle peut donc être déconstruite, si l'on questionne et met en évidence son caractère mystique.
Les œuvres présentées dans cette exposition - dont certaines permettent de comprendre l'actualité de ces questions - ne sont pas les illustrations littérales d'une thèse historique. Elles les abordent selon le principe de contiguïté, échappant ainsi à toute formulation définitive ou logique qui chercherait à endoctriner le visiteur.

 

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Candice Lin, Birth of a Nation, 2008. Encre et aquarelle sur papier, 107,3 x 140 cm. (détail)
Courtesy de l’artiste & Francois Ghebaly Gallery, Los Angeles.

2013

Monica Grzymala / Cecilia Vicuña

Dans le cadre des Pléiades - 30 ans des FRAC

Du 1er March au 1er June 2013

 

La célébration de ses 30 ans est l'occasion pour le FRAC Lorraine d'inviter deux artistes femmes à réaliser des installations immersives et sensorielles, dédiées à des peuples natifs entrés en résistance poétique.

 

Tous les quinze jours, une langue disparaît, et avec elle, un pan de la culture et de l'histoire humaine. Ce sont des langues locales qui s'effacent devant des langues coloniales ; des traditions orales millénaires emportées par l'impérialisme culturel ; des nations minoritaires dont les droits sont bafoués au nom d'enjeux idéologiques, politiques ou économiques.

 

Les musées sont pleins d'objets témoins des civilisations éteintes, des peuples premiers décimés dont quelques récits et légendes se chuchotent encore. On peut lire, en filigrane de ces collections, un manque. Ces objets évoquent des hommes, mais ils ne peuvent redonner vie aux peuples disparus.

Ce sont deux de ces peuples qui refusent de disparaître en silence - les Goomeroi en Australie et les Mapuches au Chili - qui sont au cœur des œuvres présentées au FRAC.

 

Monika Grzymala crée des interventions architecturales éphémères et in situ à partir de matériaux communs et fragiles (papier washi, scotch, bandes magnétiques...) qui se font lignes infinies, sages ou ondulantes. Pour la Biennale de Sydney 2012, elle s'est rapprochée  d'un collectif de femmes aborigènes qui fabrique du papier à partir des résidus de l'industrie du coton installée sur leurs terres ancestrales. Ensemble, elles ont réalisé The River, un hymne à la terre dont chaque feuille est un visage, évoquant les esprits perdus.

 

Poète et artiste d'origine mapuche, Cecilia Vicuña crée depuis les années 1960 de grandes installations éphémères associant rituels collectifs et performances orales qui convoquent l'esprit des premiers habitants des Andes.

Dans ses œuvres, elle tisse ensemble le passé et le présent, au sens propre comme au figuré. Ses Quipus réactivent ainsi les tissus colorés et noués - bannis par la conquête espagnole - qui formaient le système d'« écriture » des tribus indiennes et symbolisaient leur lien vital à la Terre.

 

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Monika Grzymala, The River, 2012
Installation éphémère réalisée avec Euraba Artists and Papermakers.
En collaboration avec Boolarng Nangamai.
18e Biennale de Sydney, 2012.
Photographie © M. Grzymala

2012

Outside
Marie Cool / Fabio Balducci

Du 1er December 2012 au 17 February 2013

 

Cette double exposition personnelle est présentée simultanément au Frac Lorraine et au Centre d'art contemporain la synagogue de Delme.

 

Outside
Frac Forever

Oeuvres de la collection du 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine au Centre Pompidou Metz

Du 26 September 2012 au 25 February 2013

Le Centre Pompidou-Metz fête les 30 ans des Fonds régionaux d'art contemporain (Frac) en
invitant le Frac Lorraine à investir la Galerie 3.


Près de deux cent oeuvres de la collection photographique du Frac Lorraine sont présentées dans la Galerie 3 du Centre Pompidou-Metz, plongée dans l'obscurité. Une expérience de visite originale est offerte au public : découvrir à la lueur de lampes torches les oeuvres exposées. 

 

Cette présentation exceptionnelle d'une collection publique se poursuit en dehors des espaces du Centre Pompidou-Metz à travers la ville. Une trentaine d'« habitants-complices » vont ainsi convier le public, chaque dimanche durant toute la durée de l'exposition, à partager des histoires d'oeuvres, offrant ainsi une approche intimiste et conviviale de l'art.

 

Près de soixante artistes majeurs de ces quarante dernières années sont représentés, avec parmi eux
Bernd et Hilla Becher, Nicholas Nixon, Roman Opalka, Peter Downsbrough, Willie Doherty, Hamish Fulton, Roman Signer, Gina Pane, Esther Ferrer, Joel-Peter Witkin, William Wegman, Marine Hugonnier, Eric Poitevin, Lee Friedlander, Balthasar Burkhard...

Doug Wheeler

Du 24 May au 11 November 2012


Faire l'expérience de la lumière et de l'espace indéfini ! Doug Wheeler, pionnier du mouvement « Light and Space », conçoit in situ trois nouveaux espaces de perception, trois installations lumineuses. Depuis les années 1960, le célèbre artiste américain bouscule nos sens et nous amène à vivre des instants d'entre-deux, des moments de suspension dans une lumière
pure. Ses espaces convoquent la rétine mais surtout le corps dans son intégralité,
et nous invitent ainsi à une démarche initiatique et méditative.


Pour sa première exposition monographique en Europe depuis 1975, l'artiste californien conçoit deux nouvelles pièces phosphorescentes créées spécialement, et surtout réalise un nouvel environnement perceptuel dans la lignée de ses célèbres « murs de lumière ». Ses environnements immersifs absorbent subtilement le spectateur et provoquent chez lui une expérience unique qui ne fait pas appel à la raison mais s'adresse au corps directement, dans tous ses sens.


Poète de la lumière, Doug Wheeler crée des atmosphères d'une rare sensualité. Il bouscule notre perception de la profondeur et des volumes tandis que nos corps enrobés de lumière se dissolvent dans l'espace blanc devenu sans limite. Il s'agit alors d'explorer la substance même de la lumière et de solliciter des perceptions sensorielles jusqu'alors inédites.


L'artiste s'inscrit dans cette tradition anglo-saxonne de « l'art comme expérience » qui consiste à convoquer le visiteur devenu acteur de l'oeuvre via l'expérience performative. L'appréhension de l'oeuvre se réalise par le biais de l'action ; face à l'inconnu le corps met en branle des comportements oubliés ou laissés de côté par la mémoire collective. Les oeuvres de Doug Wheeler incitent dans un désir démocratique à la « connaissance par corps » qui ne passerait pas par les mots et aurait à voir ou à revoir du côté du rituel. Un rite de passage vers un enchantement !

 

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Doug Wheeler, 68 VEN MCASD 11, 1968/2011
Vues de l’exposition Phenomenal : California Light, Space, Surface
Museum of Contemporary Art, San Diego
24 Septembre, 2011 – 22 Janvier, 2012
Photo : Philipp Scholz Rittermann © 2012 Doug Wheeler

Formes brèves, autres, 25

Prix MARCO / Frac Lorraine pour les Jeunes Commissaires 2011

Du 27 January au 8 April 2012

 

Entrer dans un livre en trois dimensions, voici la proposition d’Anja Isabel Schneider qui a considéré son exposition comme une lecture en soi, soumise aux interruptions et suspensions engendrées par l’architecture du lieu. Les œuvres choisies examinent les relations et interactions entre le texte et son lecteur, la condition, l’acte et le processus de lecture, d’où émerge le sens.

De la forme brève dans l’espace de Ján Man?uška aux poèmes conceptuels d’Ewa Partum, du palimpseste sonore d’Amélie Dubois à la taxinomie de mots inventés par Fabio Kacero, des jeux de lettres d’Anna Barham au ballet de mots de Charles Sandison, ces oeuvres prédisent les changements de comportement des lecteurs à l’ère du numérique. Inscrite dans les espaces du 49 Nord 6 Est – Frac Lorraine, cette exposition invite le spectateur à discerner, à déchiffrer, à construire… et à imaginer !

 

Artistes présentés : Anna Barham, Nina Beier & Marie Lund, Alejandro Cesarco, Amélie Dubois, Dora García, Fabio Kacero, David Lamelas, Ján Man?uška, Helen Mirra, Claire Morel, Tania Mouraud, Ewa Partum et Charles Sandison.

 

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Ewa Partum, Aussage Pur – Goethe in Goethe Aktion, Kurfürstendamm und Fasanenstr, Berlin, 1997 © Ewa Partum, ADAGP, Paris, 2011

2011

Le moins du monde

Du 7 October 2011 au 8 January 2012

 

Immersion méditative et introspective en compagnie d'artistes visuels et de musiciens pour expérimenter un quatrième temps : ni passé, ni présent, ni futur. Il devient un espace vibratoire

« entre parenthèses » .

Artistes présentés :M. Abramovic, S. Fritscher, C. Horsfield, A.V. Janssens, T. Mouraud, Y. Oulab, I. Wilson & C. Curtis, J-C. Eloy, M. Feldman, H. Flynt, C. C. Hennix, E. Radigue.

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Tania Mouraud, Initiation room n°5, 1969/1992. © l'artiste et la galerie Dominique Fiat. ADAGP, Paris 2011

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Tania Mouraud, Initiation room n°5, 1969/1992. © l'artiste et la galerie Dominique Fiat. ADAGP, Paris 2011

Berni Searle. Un Être au monde

Du 20 May au 18 September 2011

 

49 NORD 6 EST - Frac Lorraine / 1bis rue des Trinitaires, Metz

Entrée libre

Ouverture du mardi au vendredi de 14h à 19h et samedi et dimanche de 11h à 19h

> Visites guidées gratuites en Français : samedis et dimanches de 17h à 18h

> Visites guidées gratuites en anglais et allemand sur demande

> Visites guidées gratuites en LSF : dimanches 12 juin, 24 juillet, 28 août, 18 septembre à 15h sur réservation

> L'atelier du dimanche / Enfants de 6 à 12 ans (12 enfants max.) Gratuit sans réservation. Dimanches de 14h30 à 16h15. Se présenter à l'accueil 5 min à l'avance - Accueil de groupes sur demande au 03 87 74 55  00.

 

Le Frac s'associe au Cultuurcentrum à Bruges (BE) et au Musée d'art moderne d'Arnhem (NL) pour la première rétrospective en Europe du travail de l'artiste sud-africaine Berni Searle.
Au Frac Lorraine à Metz, elle propose une sélection de cinq installations vidéo majeures, métaphores poétiques aux résonnances politiques. Via la performance, l'artiste explore sa mémoire familiale et son identité, en écho avec l'histoire de l'apartheid et l'héritage colonial et, plus généralement, avec les questions de migration et de xénophobie.

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Berni Searle, About to forget, 2005
© L’artiste

2010

Volando hacia la Tierra

Du 18 September au 19 December 2010

du mercredi au dimanche de 12h à 19h. entrée libre

Frac Lorraine - 46 Nord 6 Est - 1 bis rue des Trinitires - 57 000 Metz - T 03 87 74 20 02

www.fraclorraine.org

 

Projet lauréat du Prix pour les jeunes commissaires 2009 lancé avec le MARCO (Vigo, Espagne), S'envoler les pieds sur terre est une proposition d'Inti Guerrero (Bogota, Colombie, 1983). Cette exposition réunit des oeuvres qui abordent les processus et formes de religiosité en lien avec la politique, la mémoire collective et la culture populaire.

À l’ombre d’un doute

Du 8 May au 29 August 2010

 

Une présentation originale et unique d'œuvres emblématiques mais non moins invisibles de la collection du Frac. Une expérience rare de mise en abîme à des fins exploratoires et fantasmatiques. Laissez-vous guider au travers des surfaces troubles du visible.

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Drawing Time / Le Temps du dessin

Du 7 May au 16 August 2010

tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h

Musée des beaux arts de Nancy -3 place Stanislas - 54000 Nancy - T 03 83 85 30 72 www.nancy.fr

&

Galeries Poirel - 3 rue Victor - 54000 Nancy - T 03 83 32 31 25 www.poirel.nancy.fr

 

Le dessin sous toutes ses formes envahit les espaces des Galeries Poirel et du Musée des Beaux-Arts de Nancy, dans un dialogue fructueux entre figuration/abstraction, papier/vidéo. Projet décliné également dans différents lieux de la ville et ses environs.

Listen to your eyes

Du 26 February au 18 April 2010

Au Frac Lorraine (du mercredi au dimanche de 12h à 19h) et à l'École Supérieure d'Art de Metz Métropole, ÉSAMM (du mardi au vendredi de 15h à 19h, le samedi et le dimanche de 14h à 19h).


Artistes exposés

Au Frac Lorraine : Manon de Boer, Benjamin Dufour, Jakob Gautel et Jason Karaïndros, On Kawara, Zilvinas Kempinas, Eva Koch, Jirí Kolár, Aurélie Nemours, Roman Signer, Rémy Zaugg, Artur Zmijewski

À l'ÉSAMM : Carl Andre, Ziad Antar, Julije Knifer, Rainier Lericolais, Bernard Moninot, Maurizio Nannucci, Su-Mei Tse

 

L'éloge du silence pourrait être le sujet de cette présentation d'œuvres, en deux parties, issues principalement du Centre national des arts plastiques (CNAP). Mais le néon de Maurizio Nannucci : Listen to your Eyes surplombant la ville depuis le toit de l'École Supérieure d'Art de Metz Métropole - ÉSAMM, injonction muette et lumineuse, nous invite à nous défaire de l'utilisation normée de nos sens. Écoutez vos yeux car en l'absence de son, de bruits étourdissants, chaque mouvement devient signe.

Les œuvres sélectionnées au 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine rappellent qu'il existe un langage gestuel universel qui rend compte mieux que les mots de la réalité indicible. À la galerie de l'ÉSAMM, les pièces suggèrent, quant à elles, une pause dans l'écriture musicale, une recherche du rythme pur. L'expérience proposée dans ces deux lieux plonge alors le visiteur en état d'écoute visuelle, ses sens sont en condition de réception sensorielle maximum.

 

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Su-Mei Tse, Das Wohltemperierte Klavier, 2001. Collection du Frac Lorraine © D.R.

2009

Week-end portes ouvertes au Frac Lorraine

Les 17 et 18 October 2009

Samedi et dimanche de 12h à 19h Visite libre de l’exposition

Activités gratuites 

15h Pour les enfants, visite de l’exposition et atelier

16h Projection du film Atanarjuat. La légende de l’homme rapide (2002) de Zacharias Kunuk

17h Visite guidée de l’exposition


 

Esthétique des Pôles. Le testament des glaces.

Du 16 October 2009 au 7 February 2010

«D’où vient l’étrange attirance de ces régions polaires, si puissantes, si tenaces, qu’après être revenu on oublie les fatigues morales et physiques, pour ne songer qu’à retourner vers elles ?» Jean Baptiste Charcot. Désarroi profond face à un monde en mutation ou désir d’exotisme aventureux sont les deux alternatives (parfois antagonistes, parfois complémentaires) entre lesquelles oscille l’exposition proposée au Frac Lorraine.

Artistes : Darren Almond, Dominique Auerbacher, Jean-Jacques Dumont, Joachim Kœster, Julien Lousteau, Bertand Lozay, Lucy + Jorge Orta, David Renaud, Evariste Richer & Dove Allouche, Guido van der Werve, Marijke van Warmerdam.

 

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Joachim Koester, Nordenskiöld and the Ice Cap, 2000
Centre national des arts plastiques
Fonds national d’art contemporain, Paris © Photographie CNAP, Paris
Courtesy Galerie Jean Mot, Bruxelles

Outside
Dans l’abîme du temps – Collection Frac Lorraine

Du 4 July au 2 November 2009

Musée départemental d’art ancien et contemporain • 1, place Lagarde 88011 Épinal

Ouvert tous les jours sauf le dimanche matin et le mardi de 9h à 12h30 et de 13h30 à 18h  

2002

Monika Grzymala et Cecilia Vicuña — Les Immémoriales

Le 1er January 2002

L'exposition Les Immémoriales

La célébration de ses 30 ans est l’occasion pour le FRAC Lorraine d’inviter deux artistes femmes à réaliser des installations immersives et sensorielles, dédiées à des peuples natifs entrés en résistance poétique.
Tous les quinze jours, une langue disparaît, et avec elle, un pan de la culture et de l’histoire humaine. Ce sont des langues locales qui s’effacent devant des langues coloniales ; des traditions orales millénaires emportées par l’impérialisme culturel ; des nations minoritaires dont les droits sont bafoués au nom d’enjeux idéologiques, politiques ou économiques.
Les musées sont pleins d’objets témoins des civilisations éteintes, des peuples premiers décimés dont quelques récits et légendes se chuchotent encore. On peut lire, en filigrane de ces collections, un manque. Ces objets évoquent des hommes, mais ils ne peuvent redonner vie aux peuples disparus. Ce sont deux de ces peuples qui refusent de disparaître en silence – les Goomeroi en Australie et les Mapuches au Chili – qui sont au coeur des oeuvres présentées au FRAC.
Monika Grzymala crée des interventions architecturales éphémères et in situ à partir de matériaux communs et fragiles (papier washi, scotch, bandes magnétiques…) qui se font lignes infinies, sages ou ondulantes. Pour la Biennale de Sydney 2012, elle s’est rapprochée d’un collectif de femmes aborigènes qui fabrique du papier à partir des résidus de l’industrie du coton installée sur leurs terres ancestrales. Ensemble, elles ont réalisé The River, un hymne à la terre dont chaque feuille est un visage, évoquant les esprits perdus.
Poète et artiste d’origine mapuche, Cecilia Vicuña crée depuis les années 1960 de grandes installations éphémères associant rituels collectifs et performances orales qui convoquent l’esprit des premiers habitants des Andes. Dans ses oeuvres, elle tisse ensemble le passé et le présent, au sens propre comme au figuré. Ses Quipus réactivent ainsi les tissus colorés et noués - bannis par la conquête espagnole - qui formaient le système d’«écriture» des tribus indiennes et symbolisaient leur lien vital à la Terre.

Monika Grzymala
Artiste - Née en 1970, Pologne

Pour Monika Grzymala, « le dessin est une pensée guidée par la main ». Dans son oeuvre, tout commence par la ligne, libre, échappée de la feuille pour envahir l'espace, et par le papier, qu'elle fabrique elle-même. À partir de ces matériaux communs et fragiles, elle crée des installations éphémères in situ, des « interventions architecturales » qui viennent habiter l'espace, lui donner une âme.
En 2011, le FRAC Lorraine l'avait invitée à imaginer une installation dans le cadre de l'exposition Geste serpentine, réflexion sur le temps et la manière dont la forme qu'on lui attribue modèle notre conception du monde, de l'univers et de l'humanité. Monika Grzymala avait produit à cette occasion Polyeder/Polyhedron (Collection FRAC Lorraine), un dessin tridimensionnel in situ réalisé en ruban adhésif noir mat.
Cette oeuvre s'inspirait de la figure géométrique dont elle tirait son titre et qui, selon la théorie de la relativité, pave l’espace-temps dans lequel s’inscrit notre univers.

Cecilia Vicuña
Artiste - Née en 1948, Chili

Cecilia Vicuña mélange l'activisme politique avec la pratique esthétique expérimentale, concernant son propre pays, le Chili dont elle s’est exilée au tout début des années 1970, mais aussi ses terres d'accueil, notamment la Colombie et New York où elle vit aujourd’hui. « Poésie » est le terme qui permet de définir au mieux l’ensemble de son oeuvre - qui touche aux arts plastiques, à la littérature, à la musique, au théâtre… –, élaborée sur le concept de « arte precario », un art anti-historique matérialiste (precario – précaire) et spirituel (precario – prière) qui permet une possible remise en question du présent.

Monika Grzymala, The River, 2012
Installation éphémère réalisée avec Euraba Artists and Papermakers.
En collaboration avec Boolarng Nangamai. 18e Biennale de Sydney, 2012. Photographie © M. Grzymala



Cecilia Vicuña, Quipu Austral, 2012/2013
Vue de l’exposition Les Immémoriales
Photo : Eric Chenal © L’artiste

Dates

Vernissage le 1er mars 2013
Exposition du 2 mars au 23 juin 2013

Informations pratiques
FRAC Lorraine – 49 Nord 6 Est
1bis, rue des Trinitaires – 57 000 Metz
T 03 87 74 20 02
www.fraclorraine.org

Monika Grzymala, The River II, 2012/2013

À Sydney en 2012, Monika Grzymala a proposé à Euraba Artists and Papermakers, un collectif de femmes aborigènes Goomeroi, de travailler avec elle à la réalisation de The River, une installation éphémère constituée de milliers de feuilles en papier et conçue
comme un hymne à la terre. Pour Les Immémoriales, elle en propose une variation (The River II) et transpose au FRAC l’intensité de la relation nouée avec les femmes d’Euraba.

« The River est dédiée au peuple aborigène et à leur terre, l’Australie. À travers cette collaboration, j’ai réappris à voir la terre et l’art. Alors que je voyageais, l’idée a surgi d’elle-même : « je suis le paysage et le paysage est en moi».
Cette installation in situ est constituée pour l’essentiel de matériaux provenant des communautés aborigènes : papier fait à la main par la Euraba Paper Company à Boggabilla et matériel de tissage fabriqué par Boolarng Nangamai à Gerringong. Le logo d’Euraba représente un peigne hollandais entouré d’eau. Ce dernier élément, essentiel à la fabrication du papier, provient de la rivière MacIntyre. L’eau a toujours relié les femmes Euraba à leur culture traditionnelle. Ici, dans ce lieu de guérison, la terre et l’eau portent des plantes dont les fibres sont utilisées pour produire la pâte à papier. Depuis les temps immémoriaux, la rivière est le centre de la vie à Boggabilla. Est-ce que ce labyrinthe dessine l’empreinte du Serpent Rainbow lorsqu’elle créa leur terre?
L’art du tissage et le parcours de la vie ne font qu’un dans les traditions aborigènes. C’est un savoir vivant qui relie le monde à travers une conscience culturelle partagée. The River se raccorde à la terre dans un courant multi-vocal qui s’ancre dans le passé pour prolonger le partage des rêves et de l’identité.
Composé collectivement et individuellement, dans l’unité et la diversité, un autre cycle de vie est
complété. » Monika Grzymala

Cecilia Vicuña, Quipu Austral, 2012/2013

« L’installation Quipu Austral est composée de deux éléments: des rubans de laine non tissée attachés au plafond par des noeuds (« quipu », dans la langue andine quechua) et l’enregistrement sonore de poèmes que je chante. Ce Quipu est une prière pour un monde unifié, née de la vision commune qu’avaient les peuples premiers d’Amérique du Sud et d’Australie sur le monde: leurs sociétés étaient basées sur la beauté des échanges, sur des relations égales et libres. La palette de couleur de la laine s’inspire des peintures aborigènes
et va du jaune pale au rouge-brun.
J’ai commencé à réaliser des « quipu » lorsque j’étais adolescente au Chili. Le « quipu » est un système d’écriture basé sur des noeuds et des fils colorés créé dans les Andes il y a plus de 5 000 ans (ce qui le rend peut-être antérieur à l’écriture). Il fut utilisé jusqu’à la conquête espagnole de l’Amérique du Sud au quinzième siècle qui le supprima rapidement.
Réactiver ce processus était donc pour moi un acte de rébellion. J’ai intitulé cette installation Quipu Austral pour souligner les connections entre les arts de l’hémisphère sud qui ont en commun un même système d’orientation métaphysique. Le « quipu » a pour pendant virtuel le « ceque » qui signifie ligne en quechua. Ce concept permettait de connecter toutes les communautés aux sites sacrés de leurs terres, des sources d’eau le plus souvent. J’ai été frappée par le parallèle entre le « ceque » et les « songlines » du Temps rêvé des Aborigènes d’Australie. (...)
J’ai souvent écrit que l’être humain a un désir profond de relations équitables et ce besoin devrait être la base de tous les échanges. Si l’art est compris comme l’expression de ce désir, il peut redevenir, comme par le passé, un modèle éthique, un lieu de réflexion.
Mon Quipu est un poème dans l’espace. La laine non tissée symbolise l’état inachevé d’où tout est né. Quand des gens le traversent, ils deviennent eux-mêmes les « noeuds », les porteurs de mémoire.
J’ai demandé à un musicien chilien, mon ami José Pérez de Arce, de m’enregistrer lorsque je chantais et improvisais des sons évoquant l’eau et les fils. Dans les Andes, le fil est une métaphore pour l’eau, le fil de la vie. Quipu Austral est une prière pour les sources d’eau qui s’assèchent partout dans le monde. J’ai aussi demandé à José Pérez de Arce d’inclure sa voix en réponse à mon chant et des ambiances sonores du Chili.
J’ai grandi dans une famille traditionnelle d’artistes, descendants métissés d’Européens et d’Andins. Notre maison était pleine de livres en langues diverses, de magnifiques livres d’art et d’encyclopédies que j’ai dévorés. Mon éducation fut tout ce qu’il y a d’européen mais je savais que l’histoire avait un verso. J’avais le sentiment que même la branche d’origine européenne de ma famille s’était mise à l’unisson des Andes, après avoir été là depuis le XVIIème siècle. J’ai donc lu les
avant-gardes européennes, Dada et les Surréalistes comme une confirmation de la capacité de la poésie à reconnecter les hommes à la mémoire antique de la terre. Artiste poète, j’ai commencé à travailler au Chili au milieu des années 1960 sous l’influence combinée des Andes et de Dada : je créais des oeuvres précaires sur la plage qui disparaissaient avec la marée haute.» Cecilia Vicuña